Créations autour de Julien

Les créations graphiques et littéraires inspirées par Julien

11 janvier 2009

Alors c’est lui que j’ai choisi, celui que je m'approprie. Tagué en plus… pffff… C'est une photo d'un Matons, C’était "Pile ou face", c’est un jeu naïf, ce que j'écris est ridicule, mais celui-ci je l'aime car je pense que c’est celui qui lui ressemble le plus, c’est le reflet le plus fidèle de ma fantasmatique Serendipity. Julien Doré n’est pas qu'un chanteur, il est ma muse, il me fait nommer le désir, l'appeler par son nom, le décrire avec précision, le comprendre, le transposer en image. Il est un être littéraire fortement inspiré du réel que je confronte pourtant très rarement à la réalité. Si j’avais dix ans, il serait mon Peter Pan, mais comme je n’ai plus dix ans… alors... Je vois les yeux fermés un homme qui joue à Pile ou face avec moi pour savoir si le baiser sera avec ou sans la langue, un premier baiser comme ça c'est un kiff absolu non?
Il joue, la légèreté est pour lui un art, la réalité il la soumet à son regard, par jeu mais aussi parce que c'est impératif. Voilà qui est My own private, le mien fabriqué, celui qu'il doit être un peu mais pas tout à fait.

J'aime la transgression, c'est dangereux et amusant : l'homme qu'il est peut être, l'artiste qui m'éclaire, un va et vient de l'un à l'autre sans que jamais rien ne me perturbe (jamais). Parfois, quand je vais le voir en vrai je dis à Serendipity de rester là et c'est l'énergie chamanique de Julien Doré que je prends et de retour, le temps de digérer, il fait des ronds dans le sable en crachant son désir sur mon visage," tu étais là c'était bien toi?"...comme si le set résonnait encore comme si nous en parlions tous les deux , à ma manière, pas à la sienne, ses mots je ne les connais pas.

c'est curieux tout ça... je suis folle, je rêve trop.. c'est " inhabituel".

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08 décembre 2008


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12 novembre 2008

Satire/Satyre

Satire/Satyre

Dieu, ce que c’est moche ! c’est tellement laid, c’est singé ? vulgaire ? ridicule ? Nous en avions parlé déjà, il y a plusieurs mois et le voilà qui recommence…Il a dû le voir faire par d’autres…
Il y a bien Allan Parker avec ce bourrin de Mikar…

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Oui ? malade

Non…

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Définitivement non, il n’est pas dans la violence du geste, cet homme-là ne peut pas être violent dans le sens basic du terme. S’il est violent, il se fait violence ou bien il nous fait violence, avec raffinement, doigté, en douceur ou par surprise. Toutefois , je comprends qu’il puisse choquer ou faire honte, nous plaçons tous la pudeur en des lieux différents.
Mon seul regret est de ne pas l’avoir encore vu en vrai faire ça, dans le contexte.. Y avait–il de l’humour, de la parodie, de la souffrance, de l’érotisme, ou encore cette énergie animale et déraisonnée qu'il produit parfois ? L’image fortement sexuelle qu’il nous renvoie n’est peut être pas à lire comme ça, si facilement, car avec julien on ne sait jamais…
Je ne peux donc qu'extrapoler une fois encore et considérer ce cliché immobile…
Julien Doré fait l’amour sur scène, avec qui ? Le plus simple et le plus logique serait donc de dire qu’il le fait avec nous, nous qui nous « enfermons » avec lui, mais ce n’est pas ça, c’est plus compliqué que ça. Il est l’objet de notre convoitise, il s’exhibe et se donne… soumis ! Il se fait baiser non ? Par qui ? Nous ? ou plus symboliquement par la Musique, conquis, envahi ? Peut être même, comble du narcissisme, qu’il s’auto suffit. Ou bien tout à la fois…qui sait. J'aimerai qu'un jour, il réponde sans pirouette, mais je peux toujours rêver.

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08 novembre 2008

Il va près de son batteur, ça tape, ça lui tape, il faut que ça tape encore plus fort.
Ses hurlements, je ne les reconnais pas, sans le micro, c’est difficile de savoir qui hurle de lui ou du public, mais non c’est bien lui… sa voix est aiguë avec cette prise de son, on dirait celle d’une femme, elle sort de sa gorge, c’est aigu, primaire, on dirait un cri d’oiseau fragile et léger… je ne sais s’il est juste emporté par le va et vient de la musique ou si la transe vient encore d’ailleurs… C’est finalement très court pour se mettre dans un tel état et assez phénoménal d’en sortir si vite.
Hier, j’ai toutes mes tragédies qui me sont revenues comme un boomerang, en pleine gueule, en écrivant l’émotion revient encore… mais comment fait il ? Je suis de pierre, plus rien ne m’émeut et seul lui est capable de ça… ma sérendipity

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01 octobre 2008




Volage, volage… pas tout à fait, léger peut-être, mais que risques-tu ? Que te dis-tu ? Elles, elles n’oseront jamais s’avancer, toucher et même si ? Qu’est qu’elles feraient ? Qu’est ce que je ferais là, devant tout le monde ? je glisserais le doigt dans un passant de ta ceinture, celui juste devant, t’attirerais vers le bas et te ferais agenouiller… à genoux petit, les jambes écartées, sans penser à mal, les doits fermement cramponnés, j’attendrais que tu veuilles te relever les yeux dans les tiens et puis je lâcherais prise… et tu partirais, dis…

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04 août 2008

il est tout ce qui m'a toujours plu, il a un telle audace...
Il n'est pas timide, il est pudique, il n'est pas beau, il est la beauté, celle qui me touche, il n'y en a pas d'autre.
Il m'empêche de dormir, me secoue... Pourquoi? Je ne le sais toujours pas. Il est à la télé, il est dans mes souvenirs, au fil de mes jours, dans mes fantasmes.. mes rêves, son corps, il est un amant magnifique doux, avec de la force, la même que celle que je vois sur scène, celle qui me bouleverse et il le dit lui même, la musique c'est comme baiser. J'avais donc raison, c'est ce que je ressentais, c'est comme ça que je le voyais, son énergie c'était comme des coups de reins, ses hurlements c'était comme son regard dans le mien.

Comment l'apprivoiser? En écrivant... comment comprendre ce qu'il me fait? En le rêvant...
Il remplit mon imaginaire parce que je ne pourrai jamais être avec lui dans un lit, alors par manque de sa peau, de son corps, je le laisse me posséder... pas comme la folie de l'hystérie, non comme un jeu... qui va parfois trop loin, bien trop loin... Je perds pied, je perds le fil, tout ce mélange, après le rêve c'est les illusions, le temps de comprendre qu'il n'est pas , ne sera pas, ne sera jamais même juste un peu à moi, même dans mes rêves... ça me remonte le long du nez, ma chimère, s'avale de travers

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21 juillet 2008

Pour Acacia, j’ai pensé à Jacques Monory.
C’est comme ça avec Acacia : j’appuie sur PLAY et des images arrivent toutes seules comme celle-ci, douce et calme, avec une conscience aiguë du temps qui se barre why not

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Les bords de mer
C’est la première chose qui m’est venue à l’esprit, ce tableau de Picabia…
Le chien me fait penser à l’apathie que Julien interprète lorsqu’il évoque cette femme qui est partie… partie pour qui, pour quoi ? Et il parle d’Ariane bien sûr… cette Fille à la plastique parfaite, libre et libertine, fantasme vivant avec l’autre à côté, qui peut symboliser ce public pris à parti, elle me raconte trop de chose, elle ne laisse pas assez de place à mon imaginaire. Je n‘écoute jamais les bords de mer.

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Les Limites
La première fois que j’ai entendu les limites j’ai fait : « objet non identifié… » pardon
Un peu comme ce rady made de Duchamp

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Bouche pute
C’est Sándorfi István …pour moi, ça tombe tellement sous le sens que j’ai du mal à trouver les mots. C’est une suite de Shiele ou de Bacon des déformations expressionnistes, la réalité soumise, le temps qui s’accroche au mur d’une pièce sombre et des corps noués dans le parquet.

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Figures Imposées
Comme je n’accroche pas trop j’ai été vers un truc désuet un exercice un peu superficiel, vers Claes Oldenburg qui crée un objet sans but, une glace avec les lettres de l’alphabet, c’est sucré, sirupeux, trop léger, ça coule un peu… ça cherche son sens.

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Pudding morphina
Les tortures de l'adolescence, j'ai pensé à Jean Michel Basquiat

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Dans tes rêves
Julien sale gosse bis...

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Piano Lys
Comme le Monogramme de Raushenberg, c’est un aggloméra de mots collés les aux autres, des symboles agglutinés pour former un magma un tout bizarre et unique, des signes, des idées … un totem, pour moi cette chanson, c’est aussi fort que ça.

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Soirées parisiennes

Jérôme Romain : exercice de style un peu superficiel, purement descriptif, je ne vais pas plus loin.

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SS in Uruguay
Rockkwell , Julien fait le sale gosse? J’aime assez son impertinence !

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First lady
je triche!

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mais c'est de l'art aussi!

J'aime pas
Gérard Schlosser : un peintre hyperréaliste qui ne travail que sur des détails et des très gros plans… des fragments d’intimité, comme cette chanson qui raconte par instants décomposés, recentrés, grossis, des morceaux de vie à deux.

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Los Angeles
J’ai été cherché du côté de David Hockney, c’est west coast, lointain.. étrange et familier… pour moi c’est encore vague.

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De mots
« On chante… pour les moches… » c’est plus fort que moi je pense à un saltimbanque, je suis certaine que ce mot ferait sourire Julien, c’est un peu passé, ça date un peu, comme le cirque, un peu lourd et grandiloquent…

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quand les mots ne viennent pas il nous reste les images...

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11 juillet 2008

Le dire avec les yeux


Si j’avais pu prendre mon appareil, je l’aurai photographié lui bien sûr mais j’aurai aussi voulu capturer les regards autour de moi.
Lors du premier concert auquel j’ai assisté, la configuration des lieux faisait qu’il était impossible pour moi de regarder la salle, tandis qu’à l’Astrolabe de temps en temps les éclairages allaient sur la foule, histoire que lui puisse nous voir et que nous puissions aussi regarder autour de nous.
Le public était mixte mais les premiers rangs était essentiellement féminin, des femmes, des toutes jeunes mais aussi des plus âgées et le spectacle était aussi dans le public.

Je vais essayer de vous expliquer ce que je ressentais quand je voyais les yeux de ces femmes, je me disais que c’était comme de l’adoration mais au sens religieux du terme, elles avaient le visage éclairés, les yeux levés, j’ai directement fait le lien avec l’illumination de l’iconographie chrétienne, un truc à la Simon Vouet, bien évocateur de la foi, dans ce cadre là, ça ne colle pas vraiment mais on peut quand même faire plein de parallèles.

Julien, je pense que nous ne sommes pas les seuls à le rêver, à l’imaginer, alors le voir, surtout lorsque c’est la première fois, donne vraiment une impression de flottement, comme si ce n’était pas vraiment la réalité, je crois qu’on peut parler «d’apparition »…le mot est peut être un peu fort, d’autant plus que j’évoque les apparitions mystiques un peu plus haut… mais je crois que la charge émotionnelle est un peu la même… la scène transcende, l’art aussi, alors pourquoi pas ?

En tout cas c’est ce que j’ai vu dans les yeux des gens, un émerveillement, parfois même de l’éblouissement… Moi avec ma tête de pioche, je ne me laisse pratiquement jamais aller… je crie au point de me péter la voix (ça va mieux aujourd’hui mais hier soir c’était catastrophique), mais ce n’est pas un truc explosif qui sort de moi sans que je puisse vraiment le contenir, non c’était pour le fun et l’ambiance…pour jouer le jeu, mais certains regards que j’ai croisés étaient d’une sincérité très touchante, quelques choses de vraiment prenant, j’admire les gens qui peuvent à ce point s’oublier ou au contraire s’écouter entièrement pour profiter complètement de leur émotion et la retranscrire avec sincérité… Je ne sais pas ce que cala peut lui faire d’être regardé comme ça par son public, j’espère qu’il va finir par en parler ou par l’évoquer dans les interviews, j’aimerai tellement savoir quels mots il met dessus, mais je suppose que c’est encore dans le domaine du trop intime, d’ailleurs peu d’artistes avant lui l’évoquent en toute franchise, c’est assez délicat, comment ne pas passer pour un prétentieux mégalomane quand il s’agit d’aborder l’admiration qu’ont les autres pour vous ? c’est bien dommage, car admettre son charisme et son talent en public devrait être mieux perçu.
En ce qui concerne son regard à lui, j’ai été interpellé par le Cr de Lulu et Alaska et il est vrai qu’il avait l’air moins dans ça bulle qu’au MAM… j’ai eu aussi l’impression de devoir soutenir son regard à lui de temps en temps… ce qui rajoute de la magie à l’instant bien sûr.

Posté par petitepommeverte à 10:47 - Ch@rlotte - Commentaires [0] - Permalien [#]
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