30 octobre 2007
Interdit aux moins de 18 ans...
Elles avancent dans l'allée avec ce cierge lumineux,
Pas à pas, lentement pour ne pas l'éteindre
Elles vont droit au choeur sans cesser de l'étreindre,
Leurs douces mains vierges manient l'objet précieux.
Cette bougie allume les coeurs les plus purs
Puis, tel le petit oiseau sacré
En se consumant, sans cesse se recrée
Le liquide blanc coule et à froid, dure.
Ce cierge doré brille de mille feux.
Sous un voile chaste et pur, les yeux bandés,
Mes chères onze mille vierges, venez gouter
Au plaisir du bonbon miraculeux,
Qui, dès qu'on le touche, oh mon dieu !
Fond dans la bouche mais pas dans la main...
Ô
Son oeil
Soleil
Fait deuil
Du fiel
Qu'effeuille
Le miel
Au seuil
Du ciel
Son oeil
Soleil
Linceul
Vermeil
Acceuille
Et veille
D'un d'oeil
Merveil-
Leux
Sa barette
Une virgule pour reprendre son souffle
Lorsqu'on parcourt ses lignes de visage
Enigmatiques et changeantes avec l'âge ?
Pause vitale que son bonnet camoufle ?
Une digue brisant les flots violents
De ses cheveux, elle retient les bateaux
Ivres, de sombrer sans espoir ? Radeau
Médusé, mon coeur s'y échoue souvent...
Elle peut donc, rembarrer les imbéciles
Qui le réduisent à ce simple attribut.
D'une quatité rare, elle est imbue :
Barrer ses mêches, en figure de style.
Les fameuses converses
Heureux qui comme Ulysse, a fait une tournée des plages,
Avec des souliers qui , ni bottes de sept lieues
Ni escarpins italiens, noirs et aucieux,
Tels le bon vin, se parfument avec l'âge.
Ces godasses sur lesquelles je converse,
Ont le coup de patte pour prendre forme
autour de ses petons las et difformes.
Trous, tâches effacent leur trace "Converse".
Rongées par les vers
Usées par les ans
Elles ont ce don de choquer les gens
Et de relier, en lacets, mes vers.