Créations autour de Julien

Les créations graphiques et littéraires inspirées par Julien

23 juin 2008

Acacia



« Acacia », où la profondeur de quelques mots charmée par la voix nostalgique de Julien qui offre une âme nouvelle au vert paradis des venelles de l’innocence et où le long et doux murmure de Morgane résonne comme un écho sacré à l’amour créance que chacun porte aux siens, comme un souffle de vie puissant, comme une perle hybride d’éternelle jouvence.

Plutôt que d’essayer d’analyser, de comprendre ce qu’à voulu dire Julien, ce qu’on d’ailleurs magnifiquement fait certaines d’entre vous, à une inutile et supplémentaire perception, j’ai préféré me laisser guider par mes sentiments, mes sensations, pour tout dire, j’y ai ainsi pris beaucoup plus de plaisir, passionnelle toujours, fusionnelle parfois, belle errance.



Je vous emmènerai donc au fil de vos jours sur les chemins obscurs de mes nuits, là, où il m’a capturée, enlisée, bercée, enivrée, là, où l’adoré a réouvert pour moi certaines portes, franchi à nouveau certaines limites et là, où consentante, presque soumise, je l’ai suivi le sourire au bords des lèvres, les larmes au creux de yeux, folle et pleine d’espérance.

Tout doucement, … à mon rythme au sien mélangé, selon ma volonté à la sienne confondue, là, où de hautes herbes parfois vous cachent l’essentiel, l’amour sous toutes ses formes, perte, blessure, défi, rire, confusion, …. décliné à l’infini, fragile comme les pétales d’une fleur toute proche du mimosa, unique fleur pour laquelle je génère la plus cruelle des allergies, le simple fait de la respirer m’offre la plus terrible des souffrances.



Hasard, oui, sans doute, destin, oui, plus certainement… j’ai la faiblesse de croire que tout est écrit par avance, que le grand livre de la vie sait déjà tout de nous, de nos besoins, de nos manques, de nos joies, de nos peines, seule nous reste la possibilité de tourner une page plutôt qu’une autre, de raturer certains mots, de changer quelques lignes, telle une ultime et divine récompense…



« Acacia ou l’adieu à ma folle insouciance »

Fleur fragile fouettée par le vent
Qu’effleure mon cœur par l’émouvant

Fleur puérile d’une douce enfant
Qu’à fleur de peau, cadeau flétrissant

Fleur stérile d’un chant captivant
Qu’affleure ma pudeur, trop décevant

Fleur docile de papier s’envolant
Qu’à pleur le long de mon visage coulant

Fleur imbécile mon âme meurtrissant
Que la peur entoure mes souvenirs vieillissant



Là, près de ce champ par trop florissant
Le corps allongé, grand-père dort depuis longtemps

Là, au coin de mil vents, une larme séchant
L’âme de l’être tant aimé, veille sur moi, rassurant

Là, l’odeur des fleurs enserre mon cœur s’attristant
De devoir déjà quitter cette terre tant aimée, bouleversant

Là, je reviendrai mais suis-je jamais partie, affolant
D’appartenir à un endroit plus qu’à un autre, déroutant

Là, je laisse des pétales d’acacia auprès du mourant
Qui me parle bien plus que bien des vivants, rassurant…

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08 juin 2008

Jouir mes oreilles et mourir de surdité affolante à défaut d’absurdité



« Jouir mes oreilles et mourir de surdité affolante à défaut d’absurdité… »

Chut, écoute…. Ça commence comme un jour d’abandon, comme sa voix qui s’introduit dans nos vies de petites filles, parfois bien trop sages, parfois en attente du démon comme pour…

Punir les vices, subir des sévices, de désir en prémices, de plaisir en supplices
Etourdir les sens, nourrir l’évanescence, se mourir au travers de coupables délices
Maudire la moralité, médire de leur culpabilité, occire et en finir avec moult facilité
Décrire avec somptuosité, écrire avec style et sensibilité, séduire avec « glamourosité »

Capter l’essence de ses premiers mots, sentir le vent léger des débuts
Flotter, se laisser aller, ne plus rien contrôler, se retrouver tel un fétu
Se fondre dans la danse symbolique et fatidique de paroles affolantes
Se confondre de « l’émouvance » et de la folle insouciance, perdue, « adoubante »

Deviner l’homme, la bête qui de ses griffes vous enserre, être offerte, émue, éperdue
Tenter de lui résister, ne pas capituler trop vite, lui laisser de la victoire, toute l’étendue
Se lover au creux d’un lit, moelleux, somptueux, se livrer charnellement à son écoute
Dégrafer son chemisier, s’enliser dans les nœuds de l’échancrure, n’en perdre goutte



Avec en fond de mémoire, comme une perle nichée dans son précieux écrin, un Julien qui nous dit : « Je veux passer le reste de ma vie à jouir », n’est-il pas lui-même au fil de sa félicitée, notre meilleur argument pour jouir intensément à notre tour, des bienfaits qu’il daigne clairsemer le long de son œuvre comme ce premier album dont nous attendons de la première écoute, une jouissance sans nom, totale, sincère jusqu’aux larmes… plonger et ne plus jamais remonter…

Respirer une dernière fois l’intensité de la quiétude, comprendre, admettre que l’on va sombrer
Oser l’impensable, s’offrir au crescendo de la jouissance, lancer un dernier regard à l’enfance
Commencer à chavirer sous le mélange enchanteur des vibratos, accepter davantage de s’enliser
Entendre enfin cette voix plus que la mélodie, se livrer à ses pieds, n’attendre aucune clémence

Respirer avant une longue apnée d’inconvenance, trembler par l’émoi d’une pulsion sonore
Foncer droit dans le décor, vriller au moindre accord, faire corps à corps avec lui qu’un feu dévore
Perdre peu à peu toute pudeur, emprunter les chemins interdits, s’en remettre au Val D’or
Planer dans les sphères australes de l’extase, narguer les limbes, briser les chaines, frôler la petite mort

Et si à la première écoute, vous subsiste un doute, cruel,
De ce son charnel, une fois encore se délecter, se consumer
Avec ce cristal animal, franchir d’autres limites, fusionnels,
A cette gorge généreuse, musicalement fiévreuse, s’abandonner…
Capituler, une fois de plus, le cœur battant chamade et mesure
Sur les sillons dorés et les traces enchantées, se sentir libre
S’enfoncer dans une nuit noire, sans lune, boire de la lie, le plus pur
Sur le corps du délit, verser comblée, une larme, de bonheur ivre…



Et jouir, de concert avec cet artiste aux sandales ailées et dorées… et cette machine dans la tête, cette machine qui tempête qui nous délivre ses mélopées qui, sitôt écoutées, deviennent adorées…

Et de jouir encore, et encore, tel l’envol d’un oiseau qui lorsqu’il déploie lentement ses ailes, goûte intensément au plaisir de quitter terre, de se sentir enfin flotter dans l’air, plus libre que jamais d’atteindre un peu du paradis de notre ange…

Et là, enfin comprendre pourquoi ce maître d’œuvre nous a lâché « Je ne suis pas un chanteur de chanson », comprendre qu’il est davantage un faiseur de miracle, un compteur de rêve, un artiste dont il est bon de s’imprégner…

Posté par lorelei azur à 18:43 - Illuna - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 mai 2008

Bien, la bête… » ou « Enigme bestiale



« Bien, la bête… » ou « Enigme bestiale »

Crinière dorée sous vent fougueux, moustaches et fils d’or fiévreux pour cet homme à l’instinct animal débridé dont le coup de patte sublime et génie du touche à tout, en fait un léonin dont on soupçonne les oreilles bien cachées sous son abondante toison d’être tout entourée d’un duvet de chaton sauvage, félin ancestral dont les coups de griffes vocaux, prémisses de son animalité, vous arrachent les oreilles et le cœur, mi-lion et mi-panthère noire, mutant perpétuel du monde des félidés, jamais sous la forme que l’on attend et dont le loup-cervier serait peut-être la face cachée la plus connue. Dévoué à sa meute, roi des animaux, la bête vous ravage d’un regard bleu (et oui, les fauves ne sont plus ce qu’ils étaient !) dont la variation infinie des teintes vous foudroie sur place par l’intensité de son pouvoir et avant même d’avoir bien compris votre sort, vous vous retrouvez à décliner ses différents pelages, le moindre de ses grains et les mots viennent vite à vous manquer tant l’impromptu vous guette plus que votre raison ne peut l’imaginer… et de trois sous de raison ou de bon sens, s’il vous en reste encore, avec cela vous pourrez alors de façon un brin disjonctée, des plus passionnée et quelque peu saccadée délirer jusqu’au seuil de la folie quant aux chemins intellectuels empruntés, quant aux portes entrouvertes, quant à la magie du début de son œuvre et quant au plaisir qui assaille vos neurones en même temps que votre cœur, votre âme et votre corps…

Et l’animal à qui tout cela ne semble pas encore suffire, se permet de s’habiller tel un milord lorsqu’il désire encore tromper son monde plus avant et de poser à côté d’une bête empaillée dont on pourrait faussement croire que le cœur bat encore, et nous recouvre ainsi d’une fausse et envoûtante sensation de bien-être, un monde illusoire où tout n’est que symbole et apparence mais où chaque parcelle d’apparence est trompeuse, fraudeuse, malicieuse… ce qui parfois me donne envie de hurler : « sale bête ! » et tout à la fois de rugir de plaisir !

Un monde fantasmagorique, exotique, excentrique où l’on apprend encore que le seul animal apte à capter, cerner et résoudre une énigme, c’est l’homme ! Et quel homme, notre animal doré !

Posté par lorelei azur à 14:33 - Illuna - Commentaires [0] - Permalien [#]

Julien et Chuck Norris



« Julien et Chuck Norris »

Capillarité abondante, moustache et bouc bien fournis et il n’en faut pas plus aux crazys pour s’en émoustiller avec dérision (est-ce vraiment raisonnable, mesdemoiselles ?) aux potes de Julien pour le charrier ou à Julien pour rebondir sur cette boutade toute en pilosité et établir ainsi un parallèle des plus ébouriffants entre les deux hommes.

Mais je pense qu’en terme d’image publique, la comparaison s’arrête là, l’un des deux est le maous costaud des tatanes et muscles en tout genre tandis que le second flirte volontiers avec les bras de fer intellectuels, les limites culturelles et les frontières de la connaissance.

Autant dire qu’un monde les sépare, qu’il n’enfonce pas les mêmes portes et pourtant… résumer les incidences à si peu de choses n’aurait rien de drôle !

Alors penchons-nous plus avant et sous forme de poème sur cette dernière pantalonnade de notre pitre adoré !

Toi, le Jules aux moustaches adorées, de ta langue au détour d’une lèvre, nous rêvons
Toi, le nîmois à la chevelure indomptable, nos mains en ballade sur ta toison, nous espérons
Toi, le matador que l’on adore, toi dont le moindre cil courbe nos corps, en tes abords, encore et encore
Toi, le conquistador que de nos yeux, l’on dévore, mil sabords, toi dont la chair nous a rendues des plus carnivores !

Et, soudain lui, oui lui dont on se rit volontiers, en tout vous toutes mais pas moi (car même si cela m’en bouche un coin à moi encore plus qu’à vous, j’ai un gros faible pour cet homme), oui, vous avez bien lu et non je ne me « choute » pas, ou alors à l’insu de mon plein gré comme dirait l’autre… donc, pour moi, il y a lui…



Lui, le Texas ranger des dimanches pluvieux, l’invincible étoile de tf1, le champion invaincu
Lui, le Norris family qui a su se rendre populaire, l’homme barbu tout de poils bien conçus
Lui, le Walker dont on se plaît à gausser la « bravitude » servie bien trop souvent à nos méchantes habitudes
Lui, le karatéka fier de son corps, de ses boucles d’or (si, si lui aussi) et de ses victoires qui lui ont permis une reconversion à la télé-attitude

Bon, peu de similitude mais point de haro sur la bête musclée qui ne s’en est pas si mal sortie car quoi que l’on pense de Chuck Norris, ce héros télévisuel quelque peu « poussif », son aisance financière s’est construite sur une bonne intelligence de vie dont une certaine aptitude à se moquer de lui-même et de son peu de talent. Et d’un homme qui s’amuse ouvertement de lui, je ne peux médire en abondance.

Petite anecdote, lorsque dans sa série Walker, les interprètes se penchent sur le fait de savoir qui pourrait interpréter leur rôle au cinéma, tous héritent d’un acteur « oscarisé » tandis que Walker hérite de Chuck Norris, criant alors lui-même à l’injustice, les autres bougres lui rappellent alors que Chuck Norris a lui aussi eu droit à ses médailles, 6 fois champion du monde de karatéka, champion invaincu, ce n’est pas rien… bref l’homme aime rire de lui…

Mais tout cela ne l’a pas empêché de se véhiculer pendant plus de trente ans dans le monde du show business, d’être remarqué début des années septante par un Steve McQueen, l’un des acteurs les plus doué de sa génération, de se faire peu à peu les bonnes relations aux bons moments avec les bonnes personnes, de se tailler ainsi la part du lion et d’en très bien vivre lui et toute sa famille, d’être à l’origine de la création de quelques centres sportifs qui proposent aux jeunes démunis, autre chose que la violence, de ce point de vue, l’homme est d’ailleurs un exemple, ce d’autant plus qu’il en parle peu et ne cherche pas de mise en avant systématique à ce niveau.

L’intelligence de reconnaître la limite de ses propres aptitudes peut finalement vous ouvrir bien des portes, vous savez ces portes si chères au cœur de notre bel adoré, notre Julien.

Et à celles qui trouveraient que je défends un peu trop Chuck Norris, et ce même si je ne suis dupe de rien et certainement pas des limites artistiques du bougre… et bien à celles-là, oui, là bas au fond avec la bouche en coin, eh, bien à celles-là, je peux enfin avouer que je suis attirée par cet homme depuis toute jeunette, oh, là je vous parle du début des années septante alors que je me passionnais encore pour sa carrière de karatéka et que j’ai eu l’immense chance de le rencontrer lorsqu’il est venu en France dans l’émission de Jean-Luc Lahaye (La haie d’honneur), l’homme rachète amplement l’acteur, il est drôle, simple, tout sourire et des plus abordables et la femme que je suis et qui n’est pas sans faille devant cet homme, peut vous dire qu’il sent divinement bon, que la souplesse de son corps de champion se ressent au travers de ses habits quand il vous étreint chaleureusement parce que vous lui avez avoué que vous l’aimez (bien) ! Et lui ne fait pas de manière quand les demandeuses d’autographes surgissent (dont je ne suis pas !).

Et, oui, j’ai eu une vie avant Julien…. alors vous dire que ce parallèle m’a beaucoup amusée, ce serait comme vous dire que déguster une glace vanille, lentement lors des premières suées de l’été, c’est divin !!!

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A la faveur de l’automne



« A la faveur de l’automne »

Un délice, que l’on consomme
Un caprice, rien que pour cet homme
Un maléfice, à croquer comme une pomme
Un précipice, où nous tombons, où l’on dégomme
Un artifice, brillant, doré, parfait dandy comme le gentilhomme…



A entendre ses mots, j’ai l’impression que de toute éternité, ils n’étaient destiné que pour faire naître à nos cœurs endormis, un homme pas comme les autres, pour faire enfin éclore aux plus grands nombres, un talent insolent et déroutant dont aujourd’hui nous nous gavons plus que de raison. Chaque jour, depuis ce jour-là où tu as nous capturées, bousculées et enivrées de par ton charme, est un grand banquet, un immense festin de roi où nous faisons bombance, où nous nous repaissons de toi, de chaque parcelle adorable de ton être. Car tandis que tu nous cajoles de tes mots, que tu nous frôles de tes chants envoûtants et que tu nous affoles de tes chairs sublimes, tu as aussi l’extrême bonté d’âme de ne pas oublier que nous avons des cellules grises, des neurones et un cerveau en parfait état de marche, et là tu nous forces à nous surpasser, à nous sublimer autant que tu nous offres de grandes et passionnantes réflexions dont l’aboutissement est un labyrinthe éternel où chacune de nous s’épanouit au détour d’une allée, d’une haie, d’une nouvelle senteur sachant pertinemment qu’il n’y a aucune issue, et que la plus grande des délectations est de feindre de ne jamais trouver le cœur de ce dédale, puisque l’exquise perversité et l’ultime trouble sont la jouissance d’une quête sans fin où s’entremêlent nos voix, nos choix, nos intelligences, nos découvertes, nos questions, nos doutes… et dont les portes multiples s’ouvrent à l’infini sur le Jardin des délices…

Alors, entendre, Benjamin massacrer cet émouvant souvenir, qui pour beaucoup d’entre-nous est le début d’une grande aventure pour ne pas dire de l’aventure d’une vie, à laquelle cette monocorde parenthèse fut une douleur sans nom, pardon mais ce si peu de charme me semble si fade, si insipide que pour peu, j’en deviendrais volontiers cruelle.

Oui, je sais que la chanson appartient à Tété et non à Julien mais notre adoré l’a sublimée, anoblie, adoubée, sa voix l’a caressée, il lui a fait l’amour avec délicatesse, tendresse mais jamais avec faiblesse, l’homme ne parlait pas encore à nos corps mais il commençait de fort belle manière son dialogue de fou avec ses « crazys », sa voix de velours tanguait et chaloupait nos âmes tandis que son accent chaud nous ensorcelait par des filtres puissants. Naissait alors dans ce théâtre, et « à la faveur de l’automne », ce qui allait être à tout jamais dans nos mornes quotidiens, le printemps d’une vie, les premiers bourgeons d’une rose qui à peine éclose allait nous griffer jusqu’au sang, de ce premier sang auquel on goûte sans plus jamais pouvoir s’en détourner… prince Julien….

Alors, Benjamin, qu’es-tu venu faire dans cette galère, et toi, jury, plus sourd que n’importe quelle midinette ou ménagère de moins de cinquante ans, es-tu devenu fou pour lui mettre quatre bleus après ce massacre indigne même d’être encore appelé chanson, et toi Dieu où étais-tu, pourquoi as-tu laissé faire un tel crime de lèse-majesté ?

Oh, Julien comme tu nous as manqué cette saison à Baltard, toi dont il y a peu, la classe sanguine rougeoyait encore dans les travées…souvenir obsédant, fiévreux et entêtant, quand tu nous reviens, à la faveur de l’automne, j’ai envie de t’étreindre de tous mes feux, de laisser ce feu intense se consumer du mélange de tes faveurs à mes humeurs ou ne serait-ce le contraire, allez viens mon prince doré, mon bel amant, mon bien aimé, oui viens-là tout près de moi, de ton miel enchanter encore un petit peu mes oreilles, oui, viens… caresse-moi de tes velours, fais-moi l’amour jusqu’à la fin de mes jours… pour que mes jours valent bien vos nuits… pour qu’à jamais s’envole l’ennui qui naît de tous les Benjamin de la terre !!!

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En pleine dérive, en perdition



« En pleine dérive, en perdition »

Non, pitié de moi, ne fais pas ces yeux-là
Oui, tu sais, ceux en mil éclats, genre griffes de chat

Non, pitié de moi, faible femme que tu condamnes
Oui, toi pauvre diable, toi pour qui toujours je me damne

Non, pitié de moi, fixe pas mon corps furibond
Oui, toi pour qui mon petit cœur fait plein de bonds

Non, pitié de moi, pas ce regard, pas cette bouche
Oui, toi qui à chaque fois fais mouche, sur moi, la farouche

Non, pitié de moi, pas de ces jeux-là entre nous !
Oui, toi le sans-cœur et sans reproche, sois plus doux !

Non, pitié de moi, et cette femme tout près de toi
Oui, toi qui les séduis toutes, les mets aussitôt en total émoi

Non, pitié de moi, trop de désir et de chaleur dans ton sillage
Oui, toi qui vas de marivaudage en papillonnage, qui brises les petites filles sages

Non, pitié de moi, trop d’ardeur et de douleur pour mes jolis rubans à fleurs
Oui, toi qui croisas ma route pour mon plus grand malheur, sois bon à cette ultime heure

Non, pitié de moi, pauvre Illuna, sanguine, ne fais pas de moi l’une de tes concubines
Oui, toi le doré, l’adoré, le mordoré, libères moi à jamais de ma passion morbide mais pourtant si divine !

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21 mai 2008

Il fait l’amour à la musique



« Il fait l’amour à la musique »

Son corps épouse les contours des notes, il distille la nostalgie étouffante d’un tango, il sème les échos fougueux et passionnés d’un paso doble rappelant volontiers les déhanchés arrogant de la tauromachie. Il s’arque au fil de la mélodie pour s’accoupler au plus profond avec la débauche lascive de la musique, telle la rumba qui puisse certaines de ses lettres de noblesses au cœur d’un boléro. Ses mains flirtent avec son corps laissant profiler ou permettant de savourer l’intense de sa voix, comme de douces ou affolantes ponctuations sur les chemins d’un amour en perdition et qui n’a plus rien de courtois.
Il s’abandonne alors au confint du païen, nous offre par la grâce suave de sa « mâle » attitude ce qui d’ordinaire n’est osé ou réservé qu’aux femmes mais il n’a rien à craindre pour sa virilité tant il en dégouline alors même qu’il « sensualise » la moindre de ses interprétations. Chanter est pour cet homme l’amorce d’une théâtralité toutes en gestuelle, toutes en perpétuelle mouvance, là où plus que jamais sa félinité fait des merveilles et sa lascivité parfume l’essence de notre chair qui en réaction à sa dépravation achève de consumer les gouttes de sueur nées dans les limbes de nos envies plus ancestrales.
Plus encore, j’irais jusqu’à dire qu’il esquisse les premières ombres délicieusement ourlées d’une toile aux couleurs fauves et sauvages, son cœur de lion griffe et croque l’aube d’une ère nouvelle dans ce qu’il est donné d’appeler l’exégèse d’un art mineur mais qu’il se plaît à hisser d’un cran pour le rapprocher de ses besoins primaires en matière de conception artistique.
La chanson n’est pas LE TRUC, mais il en fait son truc durant le temps où il daigne s’y consacrer, quant à le faire, autant y exceller…



Julien, moitié animal, moitié fatal
Julien, so crazy, autant horse que girl
Julien, courbes charnelles, rêve éternel
Julien, source merveille, sève fusionnelle
Julien, jamais trop pâle mais si « mâle »
Julien, fragile cristal mais aussi sans rival
Julien, fait l’amour à la musique, pas banal
Julien, sans détour, christique, intersidéral
Julien, adoubant contour, critique et vital
Julien, nous envoûtant par la beauté du vocal

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11 mai 2008

Beaucoup de Saints pour un seul diable !



« Beaucoup de Saints pour un seul diable ! »

Saint-Valentin, complice de Cupidon, fête des amoureux
Saint-Valentin, rouge de passion, de lui le tout beau, je veux
Saint-Valentin, roses rouges et billets doux, câlins dans ton cou

Saint-Pierre, détenteur des clefs du paradis, ton trousseau va rouiller avant l’hiver
Saint-Pierre, tes nuages blancs et floconneux nous attirent moins que colères et enfers

Saint-Nicolas, dans ta hotte, pleine de joujoux, glissent quelques instruments de musique
Saint-Nicolas, avec ton traîneau, apportent aussi par paquets de la sagesse, car l’homme nous est fatidique !

Saint-Michel, terrassant le dragon, tel notre artiste devant son devenir
Saint-Michel, archange qui défie, qui se prend pour Dieu, et fait le mal périr

Saint-Thomas, qui ne croit que ce qu’il voit, tout comme moi en toi, l’adoré
Saint-Thomas, qui par l’entremise d’autres temps, fait déjà partie de la Légende dorée

Saint-Julien, celui dont le nom signifie « qui monte au ciel avec jubilation », et qui nous pousse à l’adoration
Saint-Julien, toi qui ressuscitas trois morts, sais-tu que tu as aussi réveillé des milliers de femmes et les a jetées en pâture aux affres de la pâmoison

Mais une toute petite voix en moi me dit, me murmure, me susurre que c’est bel et bien le petit diable que je préfère en toi, bon ou non, qu’importe pourvu que le feu dans la cheminée brûle d’une flamme soutenue...

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Le Blues floral, bel indigo, fol amoral…



« Le Blues floral, bel indigo, fol amoral… »

Rose bleue d’une évocation à peine éclose
Rose de feu, palsambleu, provocation, ose
Bleue de rose pour les soirs d’overdose
Bleu amour pour tes pétales de velours
Amour Blues aux abords de tes contours
Rose bluette pour bellissime amourette
Bluette timorée pour compter fleurette
Emouvante fleur qui déprave mon cœur
Qui épanouit ma vie de mil et unes senteurs
Cœur plein de bleus, oh, combien, je te veux
Du pistil de l’amoureux, à l’amant fiévreux
Tige vaporeuse à la voltige d’un aimant fougueux
Ton sang bleu violet qui comble ma chair étoilée
Et, oh, grand bien me vienne par toi, ainsi passionnée
Et, oh, combien par toi, me voici, enfin libérée et déflorée !

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Oh, merde !!!»



« Oh, merde !!!»

Une charmante petite expression qui d’ordinaire ne paye pas de mine, ni d’élégance mais dans la bouche de Julien et surlignée avec un accent à demi-chantant et rapide comme l’éclair, comme dirait l’autre, ça le fait, ça le fait, ça le fait !
Posée avec légèreté et insouciance, elle traduit à merveille un effet hyper spontané, et voulu ou non, elle s’avère plutôt drôle. Un peu l’effet usuel et simplifié de « sur la bouche ou sur le cul », expression comme précise souvent Julien lorsque c’est nécessaire, comme pour appuyer sur la malice tant de ses dires que du personnage. Ou alors, il y a ce petit sourire en coin, celui qui s’excuse presque d’être là, celui à qui l’on pardonne tout et aussi ce petit nez qui tient presque de la trompette lorsqu’il frise d’aisance devant une boutade qui a pris l’assemblée à rebrousse poils.
En résumé, Julien ose et tente avec succès les pistes de l’insolence, ses « défections » de vocabulaire ont de la finesse et du charme, là encore il s’agit d’un frôlement « sensuel » et peu « usuel » des limites mais sans les dépasser ou si peu, ou alors juste un peu…
Le vif et l’incisif de ses galéjades prennent souvent son ou ses interlocuteur(s) au dépourvu car elles tranchent singulièrement avec des pages de réflexions plus lentes, plus réfléchies mais où il n’aime pas qu’on l’interrompe ou le reprenne, Julien, malgré ses petites indélicatesses aime que l’on sache mettre les formes pour s’adresser ou converser avec lui.
La plus grande fraîcheur de son caractère provient de la déroute malicieuse qu’il émiette savoureusement au quotidien lorsqu’il cesse de faire appel à son savoir, à son vécu ou à son recul en regard de la vie et de l’art.
L’enfant sauve l’homme, ce qui lui a permis sans doute malgré un caractère pas toujours des plus facile, malgré une personnalité très affirmée et pouvant être jusqu’à dérangeante aux yeux de certains de quand même pouvoir séduire en masse les foules.
Il n’a pas cherché à cacher ses défauts au contraire il les a « vendu » à qui mieux-mieux, en veux-tu, en voilà, préférant parfois l’obscurité et la confusion des sentiments à un grand élan de sympathie. Aimé de peu pour de bonnes raisons plutôt que par beaucoup pour de mauvaises raisons, énorme risque quand on dépend des votes du public pour arriver vers l’album cependant bien plus désiré qu’avoué mais cela a parfaitement fonctionné… parfois le public quelque peu « béotien » ose la carte de l’original et nous qui aimons tant Julien nous devrions remercier ce public télévisuel, lequel souvent infidèle, léger et changeant, ne le suivra peut-être pas lors de la sortie de son disque mais nous aurons au minimum pu goûter à ce bonheur-là !

Et en regard de tout cela, j’ai envie de me laisser aller un peu, de me laisser aller à dire…

Oh, merde…. Que cela fut bon de le voir ému à l’annonce du nom du gagnant…
Oh, merde…. Que les concerts de l’été furent poussière de démence et d’insolence…
Oh, merde…. Que ces démons de minuit furent de source et d’inspiration divine…
Oh, merde…. Que cela fut bon d’attendre presque une année entière avant de pouvoir enfin gouter enfin à son travail…
Oh, merde….Que cela est bon de pouvoir faire un bout de chemin avec cet artiste !

Posté par lorelei azur à 00:09 - Illuna - Commentaires [0] - Permalien [#]
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