13 septembre 2009
11 janvier 2009
08 novembre 2008
04 août 2008
Acacia: J.Johnson
les bords de mer: santana
les limites: midnight oil
bouche pute: ben harper
figures imposées: Muse
dans tes rêves: Eric Clapton
pudding morphina: Bowie
piano lys: Supertramp
soirées parisiennes: N sync
j'aime pas: Placebo
first lady: Joni Mitchell
los angeles: the Eagles
de mots: talking heads 
_________________
acacia: le secret, la mort, la solitude
Les bords de mer: je ne te regarde plus, calme plat
Les limites: la provoc
Bouche pute: la passion, le sexe
Figures imposées: faire ce que l'on attend de nous...ou pas
Dans tes rêves:
pudding morphina: un homme en prise avec ses démons
piano lys: femme rose, plus de frontière entre la réalité et le rêve
soirées parisiennes: on en fait beaucoup pour paraître mais en réalité, on est tous à poil, démunis
j'aime pas: quand tu dis regardes-moi/toi
first lady: échapper à sa condition à tous prix ("Madame Bovary" de C.Chabrol)
ss in uruguay: la victime face à son bourreau
Los Angeles: le contraste chaleur (du feu)/ froideur (de la statue)
De mots: on chante pour les moches, les généreux et les frustrés
Ersatz littéraire
acacia: "la nuit qui ne finit pas" A.Christie, pour la cruauté derrière la douceur
les bords de mer: "l'homme qui voulait vivre sa vie" D.Kennedy, être trompé, refaire sa vie, oublier l'autre...
les limites: "les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint milliardaire" V.Swarup, le titre parle de lui même! tout s'entremêle entre rires et larmes
bouche pute: "les liaisons dangereuses" C.De Laclos, liaison et communication impossibles, aucune bouche n'est sincère...ou alors si??
figures imposées: "exercices de style" R.Queneau, faire différemment...
Dans tes rêves: "Mr Vertigo" P.Auster, il faut y croire et travailler pour atteindre ses rêves
Pudding morphina: "le maître des illusions" D.Tartt, pour la noirceur et la violence sous jacentes
Piano Lys: "Neige" M.Firmine, l'amour, la mort, une beauté époustouflante
Soirées parisiennes: "le journal de Bridget Jones" H.Fielding, tout pour le paraître, rentrer dans les "normes"
J'aime pas: "les yeux d'Elsa" L.Aragon (notamment cantique à Elsa), le couple et sa réalité
"elle dort longuement je l'écoute se taire
c'est elle dans mes bras présente et cependant
plus absente d'y être et moi plus solitaire
d'être plus près de son mystère..."
First lady: "Geisha" A.Golden, encore une qui veut plus...
SS in Uruguay: "la ligne verte" S.King, parce que parfois les méchants perdent
Los angeles: "John l'enfer" D.Decoin, pour la grande ville et une sensation apocalyptique
De mots: "l'ombre du vent" C.Ruiz Zafon, on a tous besoin de mots...et grâce à eux, le héros plonge dans une incroyable aventure 
_________________
21 juillet 2008
Acacia: la chanson, poétique et triste, me fait penser au mouvement préraphalite. Mais je ne voyais aucun tableau concordant. J'ai alors pensé à Margaret Julia Cameron, photographe qui s'inspirait de ce mouvement
je trouve cette image douce et morbide, un peu désuete...
Les bords de mer: Joseph Turner, pour sa façon de peindre la mer, les naufrages...ce n'est jamais calme. Sur ce tableau "Burial at sea", j'aimais le feu sur l'eau, la passion qui se déchire, la rencontre des éléments, la rupture...
Les limites: un peintre qui les dépasse sans hésiter, Salvador Dali! mais derrière l'excès, il y a toujours quelque chose de plus. La démesure n'est jamais gratuite. Il avait lui aussi fait en sorte que son personnage fasse partie intégrante de son oeuvre.
"La tentation de Saint Antoine"
Bouche pute: ça se passe de commentaires
"observatory times: the lovers" de Man ray
Pudding morphina: le côté dérangeant mais aussi charnel. L'étreinte fatale...
"le vampire" de Munch
Piano Lys: une balade romantique, un regard absent...
"Lella" par Edouart Boubat
Les soirées parisiennes: l'excès, le superficiel et pourtant la solitude au coeur de tout ça.
Toulouse Lautrec "le moulin Rouge"
J'aime pas: Marc Chagall, car il peignait souvent des couples, l'air amoureux mais avec l'idée que tout n'est pas aussi idyllique que ça en a l'air au premier regard.
"Birthday"
SS in Uruguay: évidemment Gainsbourg
Portrait par William Klein
First Lady: l'élégance et la sophistication, Richard Avedon savait la capturer mieux que quiconque.
Dans ce portrait de "Dorian Leigh" pourtant, on sent aussi une félure, une fragilité, une solitude, une envie de fuir, de vivre autre chose...comme dans la chanson
Et enfin Los Angeles: Edward Hopper, pour sa représentation atypique des Etats Unis. Des lumières sublimes, une atmosphère de fin du monde, en tous cas la certitude d'un changement à venir...
"Morning Sun" 
Fukiya Jutsu
Fukiya Jutsu
D’un souffle, tu libères le poison
En plein cœur, il se répand
Du bout des lèvres, tu susurres mon nom
Les lettres roulent jusqu’à l’étouffement.
D’un soupir, tu ombrages mon regard
je me meurs de désir…
D’un sursaut, je m’égare
Et tu me murmures : « respires ! »
Au moment où je m’immisce,
Ta langue éteint mon cri
Ta bouche est mon calice
Tu m’insuffles la vie
09 juin 2008
Canis Lupus, c’est ce que je suis…c’est écrit sur l’étiquette, une louve quoi ! A travers l’histoire, aucun animal n’a été aussi méconnu et craint que moi.
Enfin, ça c’était avant.
Maintenant, évidemment je n’effraie plus personne.
Maintenant, je suis immobile, froide et empaillée.
De mes yeux vitreux, je scrute ce bout de toile peinte, sensée représenter mon monde. Je peux apercevoir le bouquetin, la marmotte et quelques oiseaux, morts eux aussi, éteints.
Tout ça est triste, silencieux et sans saveur.
J’aurai pu mourir en plein nature et avoir une fin digne. A la place, je suis ici, représentante de mon espèce…tu parles, c’est tout le contraire.
Rien, il ne se passe rien, le temps passe inexorable. Tout est d’un ennui profond…
Ah, du bruit ?! Que se passe t’il ? Ca s’agite, ça bouge par là…Tiens, c’est un des leurs, ehh, il est pas mal celui là…une toison épaisse et dorée, humm oui, assez touffu.
Il s’approche de moi…ça alors, il est à demi nu !! Plutôt inhabituel ! Tout ce que j’aime.
Cette semi tenue d’Adam me permet d’effleurer sa peau qui est d’une douceur troublante.
Surtout je sens son odeur…virile, boisée et bestiale…
Il pose sa main sur ma tête ; Si seulement je pouvais fermer les yeux pour apprécier cette subtile caresse…Que ne donnerais je pour pouvoir passer ma langue sur ses doigts…
Soudain il bouge et ses gestes sont empreint d’une agilité et d’une grâce…animale.
J’arrive à faire le vide dans ma tête. Je m’éloigne de ce musée et je me retrouve alors dans mes montagnes : le soleil me chauffe le poil et je déambule sans entrave.
Je me mets à imaginer…des rêves de réincarnation.
Oui, c’est ça, je rêve de chair et de volupté
Je rêve de contact, de combat et de sueur
Une femme louve…
et qu’en je l’aurai appâté, c’est lui qui hurlera à la lune !!
23 avril 2008
Il entre sur scène pourtant les lumières restent éteintes. On le devine concentré, absorbé par sa musique. Il gratte quelques accords sur sa guitare cherchant sûrement la perfection.
Le bruit est partout : du léger bruit des amplis aux hurlements des hymens en fleur…Il semble ne rien entendre. Il est présent, son corps est là mais lui où est-il ? Il est si distant, si froid comme l’affirment certains.
Et pourtant ces âmes qui vibrent à l’unisson et la clameur qui scande son nom…tout ça, c’est pour lui.
Les projecteurs s’allument. Il se retrouve inondé de lumière, il est d’une beauté irréelle, sauvage, inaccessible…Comme sorti soudainement d’un rêve, il se tourne lentement vers le public et il le voit réellement pour la première fois. Il le devine avide de sa musique, de lui mais surtout prêt à le porter et à le transcender.
C’est alors que d’un coup, il se met à sourire ; d’abord timidement puis franchement…la joie est intense, les angoisses et les doutes sont balayés.
Enfin, il est là où il doit être.











