04 août 2008
L’autographe
L’autographe
Je n’ai jamais compris ce désir d’autographes. Surtout dans le cas présent du chanteur (mais c’est valable pour beaucoup d’autres domaines). Pourquoi les gens, les « fans », qui admirent une personne pour sa voix, sa présence scénique, ses chansons, sa musique, veulent à tout prix un bout de papier (ou autre) signé ?
Pour le souvenir d’abord. Et (comme pour la photo) pour cette impression d’être unique pour quelques instants, le temps d’un flash d’appareil photo ou d’un glissement de stylo sur le papier. Comme si l’artiste allait se souvenir davantage de l’autographe de 22h38, plutôt que celui de 22h39…
Et voilà le « mien », griffonné rapidement parmi tant d’autres. C’est ma mère qui l’a tendu à Julien Doré, un certain soir de juillet, pendant que je lui marmonnais un « boarf…ça sert à rien…mais si tu veux … ». Mais je suis contente qu’elle l’ai fait sans demander une distinction nominative. Parce que là on voit bien le côté « à la chaîne » (façon de parler), impersonnelle et sans réelle signification… « Bises Julien D »…à des gens qu’il n’a parfois même pas aperçu…et la signature, comme si ça avait une réelle valeur…
Mais après tout, qui s’en soucie, du moment que ça fait plaisir…
24 avril 2008
Ô vésicule biliaire,
J'aime tes grands airs
Quand pleine de bile,
Tu t'émoustilles.
Ton canal cystique
Te relis à la clique
De doux organes
Près du diaphragme.
Ta forme en poire
Me fait choir :
Je suis conquise
Par tes courbes exquises.
20 février 2008
Ding dang dong Ringing at your bell
Ding dang dong
Ringing at your bell
Ding dang dong
J’suis un sale gosse
Quelquefois rosse
Ding dang dong
J’aime jouer à ça
Sans être ingrat
Ding dang dong
Si j’suis maladroit
Dis-le-moi
Ding dang dong
J’suis qu’un homme
Une pauvre pomme
Ding dang dong
P’t’être plus peureux
Que ténébreux
Ding dang dong
Mais délicat
Face à toi
Ding dang dong
Guide-moi
Vers la bonne voie....
Ding dang dong
Rita Mitsouko - Ding Dang Dong
envoyé par candyraton
25 janvier 2008
Si j'serais toi....
Si j'serais toi, j'aimerais pas être observé par tous ces gens que j'connais pas.
Si j'serais toi, je voudrais pas qu'on me détaille comme on le fait avec toi.
Si j'serais toi, j'aurais peur d'être suivi comme ça.
Si j'serais toi, je détesterais qu'on décortique mes propos à chaque fois.
Si j'serais toi, je préfèrerais que la presse people ne s'intéresse pas à moi.
Si j'serais toi, dans toute ces soirées j'y irais pas.
Si j'serais toi, je pourrais pas manger de ce pain-là.
Si j'serais toi, je préfèrerais l'anonymat.
Si j'serais toi, j'aimerais que tout redevienne comme avant "moi".
Mais je suis et j'serais jamais toi, et c'est beaucoup mieux comme ça.
24 janvier 2008
J’aime cette photo.
Tu sais quoi Julien Doré ? On te reproche souvent d’en faire trop, beaucoup trop. C’est pour cacher ta vraie personnalité dis-tu. OK. Mais parfois (souvent) ton manque de simplicité m’insupporte. Tu vois par exemple tu as posé pour Playboy. Bon. Ce sont des photos pros, nous sommes d’accord. Ça fait tellement faux !
Mais regarde-toi Julien, regarde, c’est posé, c’est surfait, je ne les aime pas celles-là ! Tour à tour lapin pris dans les phares, bagnard de profil, rock star qui expose son corps et artiste mis à nu sous les projecteurs. Mis à nu tu parles ! C’est dans ces moments que j'ai l'impression que tu en dévoiles le moins, que tu te renfermes comme une huître. Oh ne te méprends pas, ta vraie personnalité je ne veux pas la voir. Comme tu dis la télé n’en est pas digne. Je te trouve bien vaniteux, mais je te l’accorde plus que volontiers. Seulement tu es un artiste n’est-ce pas ? Un chanteur à ce qu’on dit ? Mais alors rends-toi à l’évidence il va falloir donner, beaucoup, et parfois sans recevoir. Tu as commencé à nous montrer ta capacité à te livrer sur scène avec les Dig Up Elvis....c’est bien, alors arrête de te cacher.
Mais revenons aux photos. Observe plutôt la première là-haut. Tu y vois quoi ? Toi, Julien Doré, en train de te curer la nez. Et bien celle-ci elle est « authentique », juste un mec comme tous les autres, qui laisse son doigt s’égarer à ses moments perdus....c’est naturel, j'ai envie d'dire.
Alors oui, cette photo elle n'est pas glamour pour un sou, mais à moi, elle me plaît bien....
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Quand Julien Doré
Mets son doigt dans son nez
Pour se décrocher
Des crottes bien cachées,
Qu'il farfouille de tous les côtés
Pour se les ôter,
Je suis bien obligée
D'être un peu dégoûtée
Mais non moins amusée
Par ce clown doré
Aux ongles rongés
Qui n'est pas gêné
Par ce geste déplacé
Qu'on fait tous en secret
Sans jamais se l'avouer !
07 janvier 2008
Anti-blason: les ongles
Tes bras délicats laissaient présager des mains dans la même veine, puisque c’est cette dernière qui nous y mène. Mais là, horreur ! C’est devant des bouts de cartilages rongés, de la peau quasi-déchiquetée que je me trouve ! Comment peux-tu ainsi grignoter des parties de toi-même ? Ces petits bouts de peau qui pendouillent me dégoûte au plus haut point ! As-tu conscience, Julien Doré, que ces ongles rongés sont plus que disgracieux ?
10 novembre 2007
Pilosité
Mes doigts frétillent lorsque mon regard se pose sur la masse dorée de tes cheveux. Ma main rêve de s’y enfoncer et de faire rouler dans sa paume tes boucles ensoleillées. La chaleur de ta peau s’insinue dans chacune des trois lignes creusées dans ma chair.
Mon nez espère pouvoir s’y enfoncer pour respirer ton essence animale et enivrante. La pointe fuselée de cet organe curieux ne demande qu’à fouiller dans ta jungle capillaire.
Mes yeux sont éblouis par l’éclat de ta chevelure ambrée. Mes pupilles rétrécissent sous la lumière reflétée par tes mèches incandescentes.
Ma bouche se délecte à l’idée de se poser sur les poils dressés de ta barbe non taillée. La douceur de mes lèvres aimerait rencontrer la molle dureté de ta pilosité exacerbée.
J’aimerais plonger toute entière dans cette océan de douceur, bercée par les vagues de ta crinière au rythme de tes marées....
02 novembre 2007
Conte
Il était une fois dans une contrée lointaine, un charmant jeune homme tout de slim vêtu. Il décida un jour, poussé par l’envie irrépressible d’admirer la reine Marianne en chair et en cheveux, de se présenter au tournoi du Nouveau Troubadour. Après un petit souci de guiterne (il n’avait pas compris qu’il devait défendre ses atouts, dans un premier temps, avec pour seul instrument ses attributs vocaux), il finit par convaincre la pétulante Marianne et ses acolytes de lui faire poursuivre le tournoi.
Accord après accord, il gravit tous les échelons qui devaient le mener à la scène suprême, où il défendrait ses vertus avec passion et force, devant des spectateurs assoiffés de chair et de sang. Mais peu à peu, il s’aperçut qu’il pouvait chanter, poétiser et amuser à sa manière en imposant ses choix, et qu’en plus de ça, un public de plus en plus nombreux le suivait.
Et tout particulièrement une petite clique de jeunes filles (pas plus de 14 ans dans leur tête), qui se donnèrent le titre de gente sauterellienne. Elles se réunirent (par hasard dans un premier temps) dans une des salles du château, un peu à l’écart, mais jamais trop loin des autres. Puis tout doucement, des liens se créèrent entre elles, quelque chose de fort se passa : la naissance d’une amitié. Elles étaient toutes différentes, tour à tour sensibles, émotives, drôles, décalées, joyeuses ou tristes, mais surtout elles étaient toujours là les unes pour les autres en cas de besoins.
A force d’admirer le beau sieur Julien de l’Espadrille Dorée qui leur inspirait mille et une idées peu orthodoxes, elles se découvrirent le talent de conteuse. Car il faut bien dire que ce petit coquin de Prince Charmeur n’hésitait pas à leur lancer des messages rien qu’à elles, au travers de ses combats. Il leur dit des mots bleus, voulu mourir dans l’arène pour leurs beaux yeux, tenta de leur jeter un sort et leur lança même des appels criants tels que : « Light my fire ! » ou encore « You really got me ! ».
On le surnomma bientôt « Juju le bien-aimé », à la vue de son large public, qui le choisit finalement comme troubadour officiel du roi. Suite à sa victoire, il entama un long périple de plusieurs mois à travers le royaume de France, pour exposer aux petites gens des provinces reculées ses innombrables talents. Certaines de ces soeurterelles se rendirent dans ces villages souvent mal famé, parfois peu accueillant et indifférent. Mais leurs efforts furent récompensés par le fascinant et étonnant spectacle que le comte de Bibi leur offrit. Elles réussirent même pour certaines à effleurer sa main, instant volage d’osmose et de bonheur avec leur prince adoré.
Après ses aventures nomades, il finit par divulguer à la cour deux reprises surprenantes d’une ancienne troibairitz ajoutées à une petite composition à la guiterne qui charmèrent les grands et les petits du royaume.
Ses prouesses artistiques sont loin d’être terminées, mais seul le temps nous apprendra leur dénouement....si dénouement il y a car les plus beaux récits sont les histoires sans fin....
30 octobre 2007
Rides
Ses rides
Le temps, les soucis et l’angoisse
Tes rides
Empreintes tracées à jamais dans ta peau trop tendre
Ses rides
La concentration, le travail et l’angoisse
Tes rides
Tranchées d’une guerre que tu n’a pas menée
Ses rides
L’amour, les peines et l’angoisse
Tes rides
Sillons creusés par un esprit torturé
Elles dessinent sur ton visage des courbes élégantes que je voudrais repasser en pressant tendrement ta peau sous mes doigts nerveux....





