25 janvier 2008
Sans titre
Tu es un homme si admirable à mes yeux. Si je pouvais t'avoir, ne serait-ce qu'une seule fois, qu'est-ce que je ferais? Sincèrement, j'en ai aucune idée. Si je pouvais te toucher, te deviner, te caresser...
j'en perdrais la raison. Alors je choisirais sûrement de m'en abstenir et de courir, loin et très vite! Tu te dis timide, et avoir beaucoup de pudeur, tu trouve en aucun cas pouvoir suciter ne serait-ce que n'importe quel désir... mais alors pourquoi tu joues avec, comme si tu en dépendais, tu en es certain et manipule ceci et cela jusqu'au bout. Tu joues avec le coeur des autres et particulièrement des femmes, tu le sais et ça, ça te fais sûrement jouïr... Mais ne joues jamais avec moi. Ou plutôt si, si fais-le, maisfais le jusqu'au bout, et soit sincère jusqu'au bout.
C'est pour ça que j'aimerais ne jamais t'avoir. Je te veux pour toujours, s'en jamais t'avoir réellement...
en plus: (oui des fois j'aime ce genre de chose.. parcontre les deux interprète n'ont rien avoir avec ce texte
c'est que j'écoutais ça, à se moment
)
Clemence et Jean Baptiste Maunier concerto pour deux voix
envoyé par Takinos
23 janvier 2008
sans titre
Main délicatement posée sur ce cou,
cou doux et délicat,
Sous cette carrure d'homme,
se cache une beauté presque fémine,
mais également virile
Perche tendu vers le ciel,
dans ta main,
Regard rivé vers ta scène,
dérrière ses vitres,
se cache une liberté infini,
de ton envie,
proche de ton destin,
ce cache ta vie,
alors, crois moi Julien, quand je te dis que tu es beau...
07 janvier 2008
Le théâtre
Mercredi. J'adore les mercredi soirs! Pourquoi? Parce que j'ai mon cours de théâtre.. et que ça doit être un des meilleurs endroit au monde: les planches! Quand j'arrive devant le sorte de manoir, je pousse le grillage et me rend à l'intérieur. Fait plus chaud, tiens. Je monte les escaliers et arrive au deuxième étage, passe la porte de la salle qui sert de "rassemblement". Je me bloque en voyant qu'il n'y a personnes, bizarre. Ils doivent être déjà sur scène. Pourtant je ne suis pas en retard? Je grogne, et vais ouvrir le porte à côté: personnes! Houla, sont tous morts ou quoi? Je rerentre encore dans l'autre salle (ça bouge) et me fixe, il y a enfin quelqu'un. Je m'avance un peu, je remarque une chevelure blonde, la peau fine et plutôt blanche, ses poignets... Putain qu'est-ce qui fou là? Il me dit "bonjour" d'une voix à peine réveillée... Je répond un "salut" plus que aïgue! Je me gratte la tête maladroitement, il sourit. Je me pose en face de lui, dans le petit coin, où des légers rideau décors le contourt de banc en bois... le décort représente un lit, un lit baldaquin. La pièce est sombre, il regarde toutes les photos accrochées au murs... Puis reviens à moi, me regarde fixement. Ses yeux glissent le long de mon corp, comme une caresse. Je me lève, c'est insuportable.. Et vais dans le "coin-cuisine", je lui demande si il veux un café ou autre.. Il accepte. Je reviens avec un café et chocolat brulant, m'aprete à passer la petite marche et je tribuche et renverse tout le liquide sur lui. OMG! Il se lève d'un bond et crie......
"Pardo... excuse.. moi... désolée... tain merde j'suis conne" pleins de mots sort de ma bouche, et je me rend compte que je m'enfonce.
"Reste pas planté là!" il me crie dessus...
"Pardon" il grogne
"Elles sont où les toilettes?" je lui dis de me suivre... et l'emmène au WC. J'attend à l'exterieur, c'est mieux. Qu'elle gourde, j'vous jure. J'ai l'air de quoi moi maintenant? De rien! Je fais quoi? Je m'enfuis? Nan c'est encore pire? Je remonte et l'attend sagement: impossible. J'attend? Oui mais qu'est-ce que je vais lui dire quand il va sortir? M'excuser encore? Pas le temps de penser plus qu'il ressort... Il me jette un regard mauvais... J'ai envie de dispaître! D'un coup je pense aux sauterelles, et je souris bêtement.
"Tu trouve ça marrant toi?" d'une voix éraillée.
"Non, pas du tout. Je suis désolée"
"Ahhh, arrête de t'excuser!"
"Pardon" je me mord la lèvre et il se met à rire. Je lui lance un regard d'incompréhension..
"T'as maladresse me fais rire"
"Ah! Ils sont où les autres?"
"J'en sais rien."
"Pourquoi t'es là?"
"J'en sais rien"
OK, bon, comme ça je vais vachement avançer. Je me retourne et marche en direction de la grande porte. Mais juste avant de la passer, il m'attrape par le bras et me force à me retourner! Il me plaque contre la porte qui claque sous la force.
"Qu'est-ce que tu...?"
"En faite je suis un meurtrier, j'ai tué tout tes compagnons! Maintenant je vais te violer puis te tuer également" un sourire pervers ce dessine sur sa bouche. J'éclate de rire. Il pose une de ses mains sur mon ventre et l'autre sur mon cou. Il me regarde plus intensément. J'avale bruyament ma salive.
"Je rigole pas" je me stoppe net. Puis il pose ses lèvres sur les miennes, m'embrasse dans le cou, mordille ma peau, sert mon ventre contre lui, il bouillone. Sa langue glisse, je me laisse aller, je me laisse faire, je me laisse prendre... Je me saoule à son odeur, me drogue de sa chaleur. Je passe mes jambes autourt de sa taille, il me sert encore plus fort. Il passe ses mains dans mon dos, soulève mon t-shirt. Nos vêtemens se retrouvent rapidement au sol, moi aussi. Il me porte jusqu'à la scène et me pose délicatement. Il se plaque sur moi, prend mes poignets et les bloquent! Nos doigts s'entremêlent, nos lèvres s'entremêlent, nos jambes s'entremêlent, nos regardes, notre désir, l'envie monte. Je regarde un peu plus ce qui m'entourne, mais très rapidement je perd contrôle...
01 novembre 2007
Concert (fan fic)
Enfin le jour que j’attendais depuis déjà un long moment arriva.
Mon réveil sonne, je me lève d’un bond en sachant ce que je vais faire de ma journée. Je marche jusqu’à la porte de ma salle de bain, l’ouvre et rentre. Je prends une bonne douche, m’habille le plus remarquable possible. Je reviens dans me chambre, prend quelques photos de magazine, mon appareil numérique et mon mp3 pour le trajet. Puis je sors, je vais dans ma cuisine, mes parents sont déjà prêts à partir. On sort de la maison, rentre dans la voiture, mon père démarre la voiture et nous voilà partis pour environ deux heures de route.
Pendant tout les minutes qui s’écoulent, j’écoute toutes les reprises de Julien, les solos, les duos… Toujours avec une hâte grandissante et un mal de ventre, je me pose des questions, si je vais avoir la chance de le voir de près, si je vais pouvoir lui parler, quelles chansons il va reprendre… La voiture garée on arrive sur la plage, puis on se place. Grand soulagement, je suis au 1er rang, tout premier ! Mon cœur fait des bonds de 100 mètres dans ma poitrine. J’attends, j’attends, le public attend…
Puis le présentateur arrive et nous chauffe, nous dit que les 5 candidats de la Nouvelle Star ne vont pas tarder… Et enfin, on les voit arriver. I
ls se placent sur scène, et la musique de ‘3ème sexe’ se met en bande-son. Ils chantent tous en harmonie, comme un groupe qui se connaît depuis tout petit, depuis leur naissance. Les reprises s’accumulent, pour l’instant on les à tous entendus faire un solo, sauf Julien. Comme par hasard, c’est lui le dernier, toujours, exactement comme à Baltard.
Une musique de fond se fait entendre, je souris, car c’est l’air de ‘Comme d’habitude’, ce qui veut dire que c’est le tour de Julien. Et oui, une ombre se déplace sur scène et on voit apparaître la tête de Julien. Chaque lettre de chaque mot sortent de sa bouche, elle articule d’une manière si ravageuse, chantant avec sa voix de crooner, il sourit gêné, par une grande pancarte avec écrit ‘On aime ta barrette, mais pas autant que ta voix’. Il marche, ses pieds glissent sur la scène, il s’avance et s’assoit sur le bord de la scène, juste en face de moi. Il me fixe profondément et me prend la main, et à ce moment les notes ‘Oh comme d’habitude tu te déshabilleras, oh comme d’habitude nous ferons l’amour, oui comme d’habitude on fera semblant, oui comme d’habitudeee’ sortent de sa bouche, le regard toujours sombre, me dévisageant…
Les gens applaudissent, mais je ne quitte par ses yeux. Au bout d'un moment il se détache, car il ne peut pas rester, comme ça, près de moi. Alors il s'accroupit, se rapproche de ma joue et me susurre 'Viens me voir dans les loges, tout à l'heure'. Puis il se lève, me sourit et quitte le plateau. Toutes les fans complètement retournées crient : 'Julien'. . .
Le concert est fini, cela fait plus d’une heure et demi que les candidats chantent, chacun leur tour. Cela fait aussi 45 minutes que Julien m’a dit de venir le rejoindre. Je suis là paumée au milieu des gens qui se bousculent pour pouvoir rentrer. Je cherche les loges, oui je les cherche mais je ne vois rien. Je marche dans tout les sens, malgré le noir. Il est tard, il fait sombre. Je ne vois pas grand-chose, j’ouvre grand les yeux pour essayer de voir quelque chose. Mais rien, toujours rien, je désespère. Je me dis qu’en fait ce n’était qu’un petit rêve, ou alors une blague, que peut-être il a dit ça pour que j’espère et qu’il se marre à me voir le chercher… Il n’y a pratiquement plus personne sur la place, je commence à marcher vers la voiture de mes parents qui ont gentiment accepté de m’emmener car ma voiture est au garage. J’entends « Eh ho, vous allez où ? » Je me retourne vers la voix qui m’a interpellée. Mais malheureusement je ne vois rien puisqu’il fait sombre, je tourne donc les talons. Mais je me cogne contre le torse d’un homme plutôt musclé, je fait un pas en arrière et vois une ombre.
- Pardon, je ne vous ai pas vu.
- Il fait noir, c’est normal. Cette voix, il me semble bien que c’est cette voix qui m’a interpellée…
Je commence à me demander qui c’est. Je me pose certaines questions, mais n’ose plus rien ajouter à ses paroles. Il fait noir, oui merci j’avais remarqué, mais pourquoi répondre ironiquement ? Je commence à rougir en pensant que je dois être ridicule, heureusement la personne ne peut le voir. Mais de toute façon je m’en fiche, je ne sais même pas qui c’est, je vois pas vraiment ce que ça peut me faire.
- Vous partez, maintenant? Je pensais que vous seriez venue me voir…
Julien, c’est lui. Il est en face de moi. Mon cœur accélère, je l’entends, je frissonne. C’est lui, il est juste en face de moi, là, il vient de me parler. Que vais-je pouvoir répondre ? N’importe quoi, je vais encore passer pour une grande idiote et maladroite.
- Je ne trouvais pas les loges.
- Ah. Un soupir se fait entendre. C’est sûr que ça ne va pas aider à me trouver…
- Oui… Je baisse la tête, honteuse.
- …
- Vos yeux sont magnifiques, d’un bleu électrique intense, une fois qu’on les a croisés on ne peut plus s’en décrocher.
Non mais quelle idiote ! Je ne trouve que ça à dire ? Ma bouche n’a pas pu s’empêcher de le dire ?! Non, évidemment.
- Merci ! Il rigole, sentant ma gêne.
- Hum, désolée...
- C’est pas grave, on bouge un peu ?
- Je ne sais pas si… Il me coupe la parole.
- Pas de question ! Je vous en prie, je veux passer un peu de temps avec vous.
- D’accord, mais vous pouvez me tutoyer.
- Toi aussi.
Puis il pose sa main sur une de mes hanches, et me serre contre lui, sûrement pour me réchauffer comme s’il sentait que j’ai froid. Peut-être à cause des frissons qui parcourent mon corps, mais je ne suis pas sûre que se soit seulement le froid…
Entorse (fanfic)
Je cours, je cours et je cours depuis une bonne heure. Mon pouls reste régulier, je transpire et j’ai soif… Mes pas se font entendre sur la route, il fait une chaleur étouffante, je pense qu’il va y avoir un orage dans pas longtemps… Je commence à avoir un point de côté douloureux, j’ai mal. Je serre mon poing et le pose contre mon flanc. Un homme de l’autre côté de la rue, il porte un short et un marcel blanc. On peut voir des tatouages mais je ne vois pas bien, et je n’ose pas regarder mieux. L’homme est plutôt grand, je le vois flou, je ne le vois pas très bien. Je me sens mal, j’entends un léger ‘bonjour’ sortir de sa bouche, je fais un signe de tête et m’effondre par terre. Il m’entend tomber, se retourne et vient vers moi rapidement tout en course. Ma cheville me fait mal, je crois que je me suis fait une entorse. Je me suis assise, je le sens venir. Je me laisse tomber par terre, ma tête se cogne contre le sol. J’ai juste le temps de le sentir se coller contre moi, il passe un de mes bras autour de son cou, place un de ses bras vers le milieu de mon dos et l’autre en dessous de l’articulation de mes jambes. Il me soulève, me porte dans ses bras humides et je perds connaissance…
J’ai mal à la tête, j’ouvre les yeux difficilement. La lumière me transperce les pupilles, c’est dur. Je cligne des yeux plusieurs fois, afin de m’y habituer. J’y arrive, j’ouvre mes yeux une bonne fois pour toutes. J’entends un souffle juste à côté de moi, je penche ma tête et vois… et vois un homme allongé à côté de moi, un homme aux yeux bleus qui me transpercent le corps. Quelques mèches blondes tombent sur son visage, il a chaud, il est humide, il est trempé…Un frisson me parcourt le corps, que je ne peux empêcher. Je ferme mes yeux et pousse un petit grognement.
- Ca va aller ? me demande-t-il.
- Je sais pas, j’ai mal... Il me sourit, un sourire charmeur, son sourire est beau, sa bouche est parfaitement dessinée.
- Vous vous êtes cogné la tête, c’est compréhensible. Beau choc.
- Ah. Je sais pas ce qui m’est arrivé. Je lève le haut de mon corps, ma cheville me fait horriblement mal, des élancements…
- Ca vous fait cet effet pour tous les hommes, ou seulement pour moi ? Je tourne la tête et croise ses yeux, un autre frisson me parcourt. Je n’ai jamais reçu cet effet.
- Pardon ?
- Oui enfin je veux dire, je vous ai dit bonjour et vous vous êtes écroulée par terre, donc je demande si dès qu’un homme vous salue vous tombez, ou seulement pour mon bonjour ? Je lui souris timidement et baisse la tête.
- J’en sais rien, je pense que c’est vous. Car quand je vois un homme en face de moi je n’ai qu’un envie, c’est de lui foutre une beigne. Il me regarde avec de grand yeux, étonné, sourit…
- Pourquoi ?
- Mon fiancé m’a abandonnée devant l’autel.
- Ah, je vois… Il baisse la tête, il me semble déçu.
- Euh, il n’y a aucune voiture qui s’arrête, vous habitez loin?
- Disons qu’avant que je perde connaissance je courais depuis une bonne heure.
- Ah d’accord. Il fait un hochement de tête.
- Et vous?
- Pareil, à peu près…Bougez pas.
Il se lève, le soleil fait face à moi, je ne vois plus son visage. Il est placé en face de moi, tout son corps redressé, bien sculpté, même très bien. Il part en direction de la route, je regarde autour de moi. Et me rends compte seulement maintenant, qu’il m’a déposé dans un champ, je suis au beau milieu d’un champ de blé. Je le vois s’éloigner, il marche les mains dans les poches, je souris. J’ai exactement la même manie, je marche toujours les mains dans les poches… Une voiture arrive, il se retourne vers moi et me sourit. Il lève son pouce vers le ciel, la voiture s’arrête. Le conducteur ouvre sa fenêtre, ils ont l’air de se connaître car l’homme tape la bise au conducteur. Ils discutent rapidement, puis il se retourne vers moi. Vient vers l’endroit où il m’avait laissée. ‘Il faut se lever !’ me dit-il avant d’arriver devant moi, je n’ai même pas le temps de dire quoique se soit, qu’il me soulève. De la même façon que j’avais sentie avant de perdre connaissance pas longtemps avant. Il a une force incroyable, j’ai l’impression qu’il m’a portée comme si j’étais un oiseau d’une légèreté… Des muscles incroyables, je crois. Il sent bon, je me sens bien dans ses bras protecteurs, il serre ma taille contre lui, ventre maintenant quasiment collé à son torse, tellement il me resserre. Un de mes bras derrière son dos, il me serre tellement que par réflexe je passe mon autre bras autour de son cou, ma main frôle sa nuque… Je l’observe, le scrute du regard, et son regard. Ses yeux sont électriques, à chaque croisement, une décharge me parcourt… J’ai envie d’embrasser son cou, tellement que je me sens bien, que je me sens protégée, je n’avais jamais eu cette sensation… Même pas avec mon ex, enfin ce n’est même pas comparable. Me portant toujours, il se débrouille pour ne me porter que d’une main, et ouvrir la portière de la voiture de son autre… Me dépose délicatement sur la banquette. Ferme doucement la portière, fait le tour du véhicule et rentre par l’autre côté… Le conducteur me dit ‘Bonjour’ et démarre la voiture…
Je n’ai toujours pas réussi à comprendre, et me sortir de cette atmosphère pénible. Je sais juste que le conducteur est son ami, à lui. Ils me sortent de la voiture, me portent, tous les deux. Je crois qu’on est devant chez lui, mais je ne suis pas sûre. On monte les escaliers, enfin ils me montent jusqu’à son studio. L’homme me passe dans les bras de son ami, et il sort un jeu de clé de sa poche. Il ouvre la porte, et me reprend dans ses bras, encore et toujours de la même manière. Je pose ma main derrière son dos, un frisson, encore. Ils se disent au revoir, et l’homme dit merci, à son ami. On franchit le seuil de son entrée, moi dans ses bras. Il tape du pied la porte, pour la refermer, celle-ci claque. Je glisse, il me soulève et me colle un nouvelle fois à lui, à son torse, brutalement cette fois. Je passe mon autre main derrière son cou, et me rapproche de lui. Sur le moment je crois sentir qu’il frissonne, je me sens bien. Il sent si bon, mon nez presque collé à son cou délicieux. Il me dépose délicatement sur son lit, je crois. A peine déposée, il ressort de la pièce, une chambre simple mais belle, une odeur très agréable y règne. Je le vois revenir, il me demande ‘Tu veux quelque chose à boire?’, je lui adresse un sourire, encore sous le choc. Il me rapporte un verre d’eau, se pose près de moi et me regarde dans le yeux. Je lui souris timidement et me dépêche de porter le verre à ma bouche.
‘Tu as toujours mal à la cheville?’ me questionne t-il. Je lui fait un signe de tête, semblant pas vouloir parler.
‘Je vais appeler un médecin.’ Il se lève encore une fois et se dirige vers son téléphone.
‘Pourquoi?’ sort de ma bouche. Il se retourne.
‘Pourquoi…quoi?’
‘De m’avoir emmenée ce qui me semble chez vous, prendre soin de moi, et payer un doc ?’ Il me sourit simplement et porte le fixe à son oreille. Quelque minutes passent rapidement, je regarde par la fenêtre. Il me dit juste que le médecin ne va pas tarder. Les minutes passent rapidement, Julien me met sous sa couette, me couvre du bas de mes pieds au haut de mon nez.
‘J’ai mal à la cheville, pas froid’ lui dis-je d’un petit sourire. Il rigole et me souffle près de l’oreille ‘Je prends soin de mes malades.’ Je le reprends directement :
‘Ah! Parce que tu ramènes beaucoup de gens blessés chez toi ?’ Je le questionne des yeux, mais je perds rapidement mes moyens par l’intensité du bleu éclatant à l’intérieur des perles qui lui servent de vision.
‘Nan, jamais.’ Il me répond simplement mais sincèrement. Un tremblement non prévu se fait dans mon cœur. Il rajoute : ’Et j’ai le droit de savoir le nom de la femme que j’ai ramenée ?’ Je lui souris et lui réponds ’Julie, et j’ai l’honneur…?’
’Julien’. Il tourne les talons, et me laisse seule dans son lit, la couette me recouvrant complètement. La porte laissée ouverte, je peux entendre des notes d’un instrument que je ne connais pas. Le son, comme une berceuse. Puis sa voix se rajoute, une voix magnifique, mélodieuse, envoûtante et presque endormante. Une voix paisible, calme et douce. Une impression, que cette voix ouvre la peau qui me recouvre au niveau de la poitrine, et viens s’installer au fond de mon cœur. Je me lève, comme transportée jusqu’à cette voix. Je sors de la pièce, et rentre dans une autre. Je le vois assis sur son canapé, je suis derrière et l’admire. Puis je finis par lui demander : ‘C’est quoi?’
Il ne me regarde même pas, comme dans son monde.
« Je croyais que tu te reposais ? »
« Peux pas… trop intriguée par cela. » Il me fait un signe de main, me dit de m’asseoir. J’obéis, m’installe doucement, prenant soin de ne pas me cogner la cheville, laquelle j’ai traîné pour y venir.
« L’instrument est un ukulélé, et je chantais ‘President’ de Sharko, c’est ce que tu voulais savoir ? » je le regarde intensément, profite, il semble si fragile et si sincère…
« Oui, merci. C’est beau. La chanson est magnifique. »
« Je te l’accorde. »
« Et la voix, la voix est extraordinaire, magnifique, envoûtante… » Il baisse la tête et mâche un ‘merci’. Il relève la tête, me fixe, droit dans les yeux. Je le regarde, regarde ses yeux, des yeux océans. Il se rapproche de moi, je ne comprends pas. Je mâchouille à mon tour un « qu’est-ce que…? » Il m’interrompt rapidement et me répond « j’ai envie de t’embrasser… » Il se rapproche encore plus, je me rapproche aussi. Plus je suis près plus j’ai l’impression de plonger à l’intérieur de ces deux océans.. Un contact se fait, un instant simple. Ses lèvres effleurent les miennes, il les bouge doucement. Un baiser doux, par l’homme le plus doux que j’ai connu…
Je suis assise, là sur son canapé. Un regard bêta, je semble dénuée d’intelligence, causé par ce baiser volé. Je ne comprends pas ce qui s’est passé, il m’a embrassée et il a accouru dans sa cuisine, ignorant ou préférant s’envoler ? Je l’entends bouger, des pas se font entendre, rapides. Je sors de mon monde et apparais dans le sien. Je regarde dans la pièce où il se trouve, de ma place. Il semble stressé, il ne sait plus quoi faire, je le vois placer ses mains sur son visage. Je me lève, enfin absorbée dans son monde. Un bruit de verre. Je m’avance « ça va pas? » Il lève ses yeux vers moi, me regarde « si, si, nan, enfin je sais pas. »
« tu ne sais pas si ça va? » Je lui souris malicieusement.
« C’est pas marrant, qu’est-ce que j’ai fait, j’aurais pas du faire ce que j’ai fait… »
Je pose un doigt sur ses lèvres fines et bien dessinées :
« C’est pas bien Julie ! »
« et pourquoi Julien ? Tu en avais envie, nan ? »
« Oui. Mais c’est pas la question, c’est pas bien. »
« Pourquoi ? »
« t’es beaucoup trop jeune… » Il baisse la tête comme honteux. Je place mes mains sur ses joues et relève sa tête, l’obligeant à me regarder : « Oh ! Je t’en prie, c’est pas la première fois. »
« Mais je suis sûr que tu est mineure, tu as quel âge ? »
« Et alors ? »
« Dis moi, s’il te plait. »
Je le regarde. Il semble triste de savoir que je suis ‘trop’ jeune, pourquoi ? Sûrement trop jeune pour lui… Ses yeux bleus intenses me font chavirer. Je ne veux pas lui dire mon âge, par peur, mon estomac me ronge. J’ai peur qu’il sorte, et qu’il me demande de partir, ou qu’il ignore ce baiser, et attende juste le médecin qui n’est jamais arrivé d’ailleurs. Ca fait plusieurs heures qu’il a appelé, il n’est jamais venu. Enfin, qu’il me laisse partir, comme si de rien était, comme s’il venait de sauver la vie d’un oiseau et qu’il le remettait en liberté.
« Ca vraiment de l’importance? »
« Oui pour moi ! Je pense que tu as 16 ans, mais je suis pas sûr. Dis-moi juste, tu as plus au moins de 16 ans ? »
« Moins. » Je ne lui laisse même pas le temps de réagir et l’embrasse, je ne veux pas qu’il y pense. Je veux savourer ces instants, et c’est ce que je fais, là tout de suite. Des lèvres fondantes, les miennes glissent entre les siennes… Il pose sa main derrière ma nuque, je fais de même. Mes mains glissent dans ses cheveux. Les siennes glissent le long de mon dos, pour s’attarder jusqu’en bas…
Me voilà encore assise sur son canapé, à rien faire, attendre seulement qu’il me parle. Oui parle, car il m’a repoussée encore une fois, juste après avoir posé ses mains sur moi, une douleur. Et maintenant il m’évite, il reste dans la cuisine à bouger, lire, s’asseoir, réfléchir, bouger, soupirer, me regarder rapidement jusqu’à détourner ses yeux quand il croise les miens… Je ne le regarde même plus, j’attends qu’il vienne me dire de rentrer chez moi. J’attends, mais il ne vient pas. J’en ai marre, je ne comprends rien, ce n’est pas pour mon âge encore, enfin je pense que c’est pour autre chose, mais quoi ? Toujours la même chose, je crois plaire mais je ne plais pas, pas le physique pour ? Pas la tête pour ? Pas l’intelligence pour ? Pas assez bête et pimbêche, comme toutes les filles que les hommes veulent… Toujours la même chose, quelqu’un te plait, mais lui il préfère aller voir la belle et laisser la moche… Horrible sensation de ne plaire à personne, et sûrement jamais plaire… Enfin maintenant je m’y fais, mais c’est dur, surtout encore là. Surtout après avoir goûté à ses lèvres et avoir senti la chaleur qu’elles procurent… Je pense toujours trop et me pose mille questions, et là je me rends compte que je pense bêtement en le regardant, en le fixant. Je rougis, je sens qu’il me regarde, il a finit de fuir ? Je lève mes yeux et rencontre à nouveau les siens, mais cette fois il ne les baisse pas. Un silence trouve sa place dans le bruit intérieur. Il me regarde toujours dans les yeux, mais finit par les baisser, mais pour retrouver chaque partie de mon corps. Ses yeux électriques s’attardent sur mon cou, descendent vers mon ventre, glissent le long de mes hanches, remontent sur ma poitrine et transpercent l’ouverture de ma bouche…
« Tu vas scruter les moindre détails de ma fabrication? » Je lui murmure, mais il entend même à quelques mètres de moi car je perçois un sourire se dessiné sur ses lèvres. Il sourit ? Je l’ai fait sourire, je pensais que ça n’arriverait jamais…
« Je m’accorde ce droit, car tu te l’accordes également. »
Et merde, il a vu que je le regardais quelques minutes avant. Bon tant pis, ça n’a pas l’air de le déranger, mais c’est dérangeant… Je baisse la tête mais la relève car un mot sans aucun sens sort.
« Désolé » me lance-t-il dans un souffle.
« De quoi? »
« De réagir comme ça, enfin d’être, je… tu sais… nan enfin… je sais pas comment faire, faire quoi, être comment avec toi… je perd mes moyens devant toi en plus… »
Je lui souris. Me lève dans sa direction et m’accroupis devant la chaise qui le porte. Sa tête est baissée, il regarde la paume de ses mains délicatement posées sur ses cuisses emballées d’un slim que je n’ai qu’un envie, arracher… Je suis moins haute que la hauteur de sa tête, alors je la place juste en-dessous de la sienne et lui murmure « Faut pas. »
Il me sourit tristement comme un enfin perdu, et totalement perdu de ses propres moyens. Il ne sait plus quoi dire, ni penser. Il me donne juste un baiser sur le bout de mon nez, je frisonne. Ses yeux me regardent de haut en bas, en ne voyant que la moitié de moi.
« Tu as froid ? » me demande-t-il
« Non » et je frisonne une nouvelle fois.
« Pourquoi tu trembles ? »
« Parce que tu viens de poser tes lèvres sur ma peau. » je lui murmure à quelques centimètres encore de sa fine bouche. Il se procure mes lèvres en un mouvement. On reste quelques instants courts tout les deux, comme ça, assis plus ou moins, collés l’un à l’autre, mais pas encore assez…
Il se lève légèrement et passe ses mains sous mes bras pour me soulever et m’amener maintenant à sa hauteur. Debout, il m’attrape par la taille et me serre contre lui, cette fois assez collée, comme je le désirais… Profitant de l’instant où mes lèvres se sont entrouvertes, il glisse sa langue entre elles. Caressant ma propre langue. Il pose délicatement ses douces mains sur mon visage, un autre frisson… Je me sens bien, même très bien. La sensation d’avoir vécu finalement 14 ans pour ressentir et profiter de ce baiser. Mon visage entre ses mains, nos corps se caressant. Toujours pas détachés, une autre caresse de sa langue. Je passe mes mains sous son t-shirt, et c’est lui qui frissonne… Il me fait reculer quelque pas en arrières doucement, et me plaque contre le mur le plus proche. Lèvres détachées, souffle coupé. Mains toujours sous t-shirt, mains toujours sur visage. Il me transperce des yeux, me dévore… Je reprends une respiration, mais pas le temps d’expirer qu’il me colle sa bouche contre la mienne. Se détache, et descend dans mon cou, une sorte de miaulement sort de ma bouche. Je le sens sourire contre ma peau. Je glisse mes mains derrière son dos, et fait glisser son haut pour le faire tomber au sol. Il colle directement son torse contre ma poitrine, respirations assemblées… Il me décolle du mur, et me porte jusqu’à la porte à côté, respirant nos odeurs… Il ouvre rapidement la porte, et me pose délicatement sur le lit. Son corps juste sur le mien. Deux corps qui ne devront pas tarder à ne faire plus qu’un...
A peine réveillée, les yeux fermés. Je serre fort le corps qui se trouve près de moi, vérification qu’il est toujours là… Une nuit merveilleuse. Nous avons passé toute la nuit à se chercher, des yeux, de la bouche, et toutes les autres partie de nos corps… Il a été délicat, doux, parfois moins… Mais il a fait attention… La pression que je viens d’adresser, il a du la sentir, car il m’enlace plus fort. Et…
Lui « Je suis toujours là »
« Oui. Merci » je ne sais pas vraiment quoi dire, toujours dans les étoiles…
Lui « passé une agréable nuit? »
« Très. » Je me serre plus à lui, me colle à son torse humide, encore sous la chaleur pesante de sa chambre… puis rajoute « et toi? »
Lui « Très. »
Je relève ma tête, pour regarder ses beaux yeux, que j’ai admirés tout au long de la nuit… Mais que je n’ai plus pu observer, après m’être assoupie paisiblement… Il m’embrasse sur le front, puis mon nez, et caresse mes lèvres de ses douces… Encore un autre frisson, je vais bientôt pouvoir en faire une liste…Mais cette fois, il a frissonné, lui aussi, au même moment…C’est plus qu’apaisant… Il passe ses deux bras derrière moi, et colle ses mains sur mon dos, pour me faire glisser sur lui… Me remonter à sa hauteur, et me voilà sur lui… On ne se dit rien, on se regarde, encore et encore. Jamais lassés… Mais à mon grand regret, il rompt le silence…
Lui « Alors toujours mal à la cheville? » il me sourit joliment.
« Nan. Je crois que j’ai guéri miraculeusement. » Je lui souris aussi, et il reprend son sérieux. Il est prêt à répliquer, mais je pose mon doigt sur ses lèvres, et les caresse…
« En fait, je crois surtout qu’un ange m’a fait l’amour et j’ai guéri. » Je le vois se mordre la lèvre inférieure…
Lui « Et… cet ange, il a satisfait sa malade? »
« complètement… » Il me sourit de plus belle, et m’embrasse. Mais cette fois, un vrai baiser, long et somptueux. Les baisers qu’on aimerait avoir toujours… Et rester comme ça pour toujours…
La porte s’ouvre rapidement. Julien détache ses lèvres des miennes, et regarde dans la direction… Je tourne la tête. Une jeune femme, brune et belle se tient devant nous, dans l’embrasure de la porte. Elle marmonne quelque chose d’incompréhensible, mais Julien semble l’avoir compris, car il se détache de moi, couvre sa partie d’un drap, et la suit…
Je reste allongée sur le lit. Là j’ai pas tout suivi ! C’est qui cette fille ? Sa copine ? Non, pas possible ! Mais si, c’est un mec. Merde, je suis vraiment débile. Comment j’aurais pu croire qu’un homme allait s’intéresser à une gamine comme moi? C’est juste impossible, gros rêve et grosse illusion. Non mais quelle cruche je vous jure. Je n’intéresserai jamais personne. Je m’enveloppe le drap autour de moi, et m’assois sur le rebord du lit, respire et me calme. Je récupère les quelques vêtements éparpillés dans la salle coupable. Puis me recouvre d’eux avant de sortir de sa chambre. J’entends des hurlement d’une hystérique, elle est en colère, Julien essaie de placer un mot, mais elle le rembarre. C’est forcément sa copine. Cette phrase me fait douloureusement mal. Les larmes montent. Je me précipite vers la porte, mes pas se font entendre. Julien sort de sa cuisine, et m’interpelle. J’accélère, sans me retourner. Et claque fortement la porte. Je cours dans les escaliers de son immeuble, et manque à plusieurs reprises de m’étaler. Je vois flou, les larmes sont sorties, mes yeux ont gonflé… Arrivée devant la porte du rez-de-chaussée, je pousse la porte et sors. Grosse bouffée d’air frais, ça soulage. Comment je fais pour rentrer maintenant? Je dois appeler mes parents, qui je le sens vont me gueuler dessus. En face de son immeuble, je vois une cafétéria, j’y entre. M’avance près du caissier, m’essuie mes yeux et lui demande si je peux appeler. Il me montre le téléphone, et m’ajoute de faire vite. Je lui adresse un merci, et tape mon numéro.
« Allô maman!! C’est moi. »
« T’ES OU?? » je décale le combiné de mon oreille et grimace, c’est reparti pour les leçons…
« Je me suis foulé la cheville en courant hier, et un homme m’a amenée chez lui. »
« QUOI? MAIS CA VA PAS. CA AURAIT PU… MAIS… COMMENT ?? Bon t’es où ? » Sa voix change de ton, bizarre.
« Dans une cafétéria. Mais où exactement. Attends » Je sors de l‘arrière-boutique, et demande au vendeur tout à fait aimable, où je suis…
« Euh dans le bourg, à côté de la ville… Je dois pas être très loin. »
« Je viens te chercher. »
« Oui, s’il te plait. Mais plus tard. J’ai besoin de réfléchir là. »
« Ca va pas ? »
« Si, merci. Je te rappelle… »
DUT DUT. Je ressors encore une fois, et fais un signe au vendeur, qui me propose gentiment un chocolat chaud, j’accepte… Je m’installe dans un coin de la salle spacieuse, seule au fond du fauteuil. Il m’apporte sa commande. Je pose mes mains sur la tasse brûlante, mais que ça fait du bien, chaud au cœur. Je l’approche de ma bouche, et avale le goût chocolaté… Je ne regarde pas le vendeur qui reste debout devant moi, il me demande mon nom, je lui réponds et demande le sien. Je tourne la tête vers l’immeuble de… Julien, il est dehors, il s’avance vers la cafétéria, non il va rentré. Julien pousse la porte de la salle, et Alfred (le vendeur) s’avance vers lui… Je m’enfonce encore plus au plus loin du fauteuil, baisse la tête et me cache derrière ma tasse. D’ici j’entends ce qu’ils se disent.
Julien: Bonjour. Excusez-moi, vous n’avez pas vu une jeune fille brune, qui… boite?
Alfred : Euh… il tourne la tête dans ma direction, mais ne me regarde pas, regarde le fond de la salle. Mais voit quand même que je me cache. Apparemment il sait que je dois lui parler. « Oui, elle est là. » il pointe son doigt dans ma direction. Et merde. Julien lui fait un signe de tête et marmonne un merci, comme réponse ce qui suit… Il s’avance vers moi, d’un pas déterminé. A ce moment je sais que ça va être dur, je repense directement à ce qui s’est passé, les larmes remontent. Il tire une chaise et s’assoit. Pose ses mains sur la table, et me regarde dans les yeux, attend que je parle…
Lui « Tu n’es pas obligée de te cacher. » Certes mais…
« Je ne suis pas obligée de te parler… »
Lui « Alors pourquoi tu le fais ? » M’énerve ce type, trouve toujours une réplique, il est impossible de le faire taire. Qu’est-ce que je vais dire moi, maintenant?
« Je sais pas. Peut-être que j’avais envie… » Mots échappés… Il me regarde dans les yeux. Me sourit rapidement, mais je ne fais pas très attention.
Lui « Ecoute, pour tout à l’heure, je… »
« J’veux rien entendre. J’ai compris Julien. » Il me regarde parler, et fronce les sourcils
Lui « Sûrement pas. »
« Ca veux dire quoi ça? » Il semble hésiter. Il se mord la lèvre comme s’il voulait mentir…
Lui « Rien. Mais pourquoi tu es partie ? » Je baisse la tête, je sais maintenant qu’il va me faire mal… J’ai pas envie de répondre, ce serait trop facile. Mais bon, je vais pas filer encore…
« Je voulais pas souffrir. C’est ta… copine, c’est ça ? » Il me regarde, surpris.
Lui « Une ex, une amie, mais elle est très… jalouse. Mademoiselle ne supporte pas, que je puisse avoir des relations meilleures qu’avec elle… » Il semble sincère.
« Comment ça? » Il se renferme, n’ose pas dire ce qu’il souhaite…
Lui « Avoir… enfin m’attacher, avec quelqu’un d’autre qu’elle. Mais tu es… jalouse? »
« Oui un peu… » Il me sourit, et prend mes deux mains.
Lui « Je suis désolé. J’ai juste envie de rester avec toi, encore aujourd’hui, passer un agréable moment. Je me sens très bien avec toi. J’aime, j’aime la sensation qui me prend dès que je suis près de toi. Mon cœur se serre, ma respiration accélère, et la difficulté avec laquelle j’ai du mal à te parler. J’aime ça, et je veux continuer à l’apprécier. Je ne sais même pas où j’ai trouvé le courage de dire tout ça… » Je ris, doucement.
« Pourquoi, pourquoi, je te mets si mal à l’aise que ça? »
Lui « Tu me mets pas mal à l’aise, tu renforces ma timidité, si on peut dire ça comme ça. Je perds le fil de mes paroles face à toi. »
« Moi, je perds le contrôle, avec un contact simple de toi. » Il se lève, et vient en face de moi. Me force à me lever, et me serre fort contre lui.
Lui « Je crois que je t’aime » Je relève la tête et scrute ses yeux, il est sincère. Il dit vrai. Lui, il m’aime ? Je ne le mérite absolument pas. Il est si gentil, drôle, sincère, touchant, attentionné… Oh et puis, pourquoi moi je ne pourrais pas avoir l’homme pour qui j’éprouve des sentiments ? Et qui me fait toujours frissonner. Je suis amoureuse. Amoureuse, complètement folle amoureuse.
« Je ne crois pas, je le suis. » Il me sourit, et m’embrasse, longtemps. Très longtemps. Je l’aime.
Concert (fan fic)
Enfin le jour que j’attendais depuis déjà un long moment arriva.
Mon réveil sonne, je me lève d’un bond en sachant ce que je vais faire de ma journée. Je marche jusqu’à la porte de ma salle de bain, l’ouvre et rentre. Je prends une bonne douche, m’habille le plus remarquable possible. Je reviens dans me chambre, prend quelques photos de magazine, mon appareil numérique et mon mp3 pour le trajet. Puis je sors, je vais dans ma cuisine, mes parents sont déjà prêts à partir. On sort de la maison, rentre dans la voiture, mon père démarre la voiture et nous voilà partis pour environ deux heures de route.
Pendant tout les minutes qui s’écoulent, j’écoute toutes les reprises de Julien, les solos, les duos… Toujours avec une hâte grandissante et un mal de ventre, je me pose des questions, si je vais avoir la chance de le voir de près, si je vais pouvoir lui parler, quelles chansons il va reprendre… La voiture garée on arrive sur la plage, puis on se place. Grand soulagement, je suis au 1er rang, tout premier ! Mon cœur fait des bonds de 100 mètres dans ma poitrine. J’attends, j’attends, le public attend…
Puis le présentateur arrive et nous chauffe, nous dit que les 5 candidats de la Nouvelle Star ne vont pas tarder… Et enfin, on les voit arriver. I
ls se placent sur scène, et la musique de ‘3ème sexe’ se met en bande-son. Ils chantent tous en harmonie, comme un groupe qui se connaît depuis tout petit, depuis leur naissance. Les reprises s’accumulent, pour l’instant on les à tous entendus faire un solo, sauf Julien. Comme par hasard, c’est lui le dernier, toujours, exactement comme à Baltard.
Une musique de fond se fait entendre, je souris, car c’est l’air de ‘Comme d’habitude’, ce qui veut dire que c’est le tour de Julien. Et oui, une ombre se déplace sur scène et on voit apparaître la tête de Julien. Chaque lettre de chaque mot sortent de sa bouche, elle articule d’une manière si ravageuse, chantant avec sa voix de crooner, il sourit gêné, par une grande pancarte avec écrit ‘On aime ta barrette, mais pas autant que ta voix’. Il marche, ses pieds glissent sur la scène, il s’avance et s’assoit sur le bord de la scène, juste en face de moi. Il me fixe profondément et me prend la main, et à ce moment les notes ‘Oh comme d’habitude tu te déshabilleras, oh comme d’habitude nous ferons l’amour, oui comme d’habitude on fera semblant, oui comme d’habitudeee’ sortent de sa bouche, le regard toujours sombre, me dévisageant…
Les gens applaudissent, mais je ne quitte par ses yeux. Au bout d'un moment il se détache, car il ne peut pas rester, comme ça, près de moi. Alors il s'accroupit, se rapproche de ma joue et me susurre 'Viens me voir dans les loges, tout à l'heure'. Puis il se lève, me sourit et quitte le plateau. Toutes les fans complètement retournées crient : 'Julien'. . .
30 octobre 2007
J’aimerais être plus petite, la taille minuscule! Pour pouvoir me recroqueviller entre tes douces lèvres, me poser sûr la ligne. M’apaisais, de cette manière, mes pensée tu les avalera, moi j’aurais la tête vide. Ou pleine, de sentiments et de sensations. Pas trop petite, pour ne pas tomber entre les bosses, ou alors juste pour caresser ta langue. J’aimerais aussi être plus grande pour pouvoir toucher du bout des doigts, de mes lèvres ou de mes dents. Serrés les somptueuses entre mes dents. Faire glisser mon index et mon majeur, le long de tes lèvres. Mes doigts réchauffé par le souffle régulier, qui sortira de ta bouche. Tu te laissera faire, et fermera les yeux. Un geste lent et délicat, je ferais. Parce qu’une bouche comme la tienne, me fascine.