11 juillet 2008
J'ai pas eu trop le temps de réfléchir sur bouche pute mais sur piano lys. je l'ai lu et relu et relu et relu encore et dans ma petite cervelle (bizarre c'est pas un scoop) est apparu une drôle de sensation. A mon avis je me gourre complètement ou pas, enfin vous me direz.
Donc en relisant et relisant , les mots se sont accrochés autrement . je m'explique: je trouve que ce texte se lit dans tous les sens et comme on veut . Si on découpe les phrases elles vont prendre un autre sens, un genre de sens caché, vous voyez... Non vous voyez pas.. je vous montre alors
1ère strophe:
j'essuie les lames de tous tes fonds
de fil en cave sans opinion
je suis le lys que tu exportes
in extrémis en porte à porte
après trituration intense des méninges ça donne ça (qui n'est par forcément la bonne version ,on est bien d'accord la dessus!)
Je suis le lys sans opinion
Que tu exportes en porte à porte
De fil en cave de tous tes fonds
J'essuie les lames in extrémis
ou alors
de tous tes fonds que tu exportes
En porte à porte sans opinion
Je suis le lys in extrémis
J'essuie les lames de fil en cave
mais j'ai une préférence pour la première
2ème strophe
1ère version façon moi
le long du nez je trace en large
des cétacés qui me demande
que tu empruntes dans les virages
le trait d'absinthe en amont
2ème version
en amont je trace en large
le long du nez des cétacés
qui me demande que tu empruntes
dans les virages le trait d'absinthe
j'ai une préférence pour la 2ème
3ème strophe: ben là je séche, j'en ai trouvé qu'une seule
Je peins la langue qui me demande
Bleu de cezanne battée au fer
Rouge pivoine et je me doute
Que tu t'y perds tout à l'envers
Alors alors, qu'en pensez vous ?. c'est définitif, je suis folle ou bien ? tout est possible.
peut être même qu'il a utilisé la méthode Dada avec les bouts de papier qu'on jette en l'air , argh je sais plus
21 mai 2008
Zah Zuh zAH
Zah Zuh zAH
le titre de la mythique chanson du non moins mythique C Calloway. la seule vidéo que j'ai trouvé de cette chanson nous montre un danseur exceptionnel et une choré qui me rappelle quelqu'un... (mais comme d'hab je sais pas la mettre la vidéo!!)
Si on était dans les années années 30, Julien aurait-il été Zazou ?
En faisant quelques recherches, on trouve les origines du mouvement zazou dans la chanson de calloway, mais sur ce point, rien n'est sûr?
Les zazous: des jeunes gens très particuliers
en poussant un peu, on s'aperçoit que les zazous n'étaient pas si "zazous" que ça: créant de fausses écoles de danse pour donner des faux cours de danse, pour braver l'interdiction de "danser" et écouter du jazz, porter une étoile jaune marquée de "zazou" en pleine occupation, refuser de se couper les cheveux pour en faire des pantouffles, porter des vestes longues alors qu'il n'y a plus de tissus,organiser des grandes surprises parties dans les caves parisiennes, trainer au "boul'mich" toute la sainte journée pendant que la France bascule....
Passionnés de musique jazz et vivant dans un pays étriqué, ils secouent la "bonne populasse" en adoptant des comportements décalés, de provocations en dérisions, dépassant allégrement toutes les limites de la bonne société et les gens de bonnes intentions.
Décriés par les uns, adulés par les autres, le zazou ne laissait personne indifférent. il était un aimant comme tout se qui touche à l'interdit.
Que pouvait bien se dire la jeune femme bien pensante, croisant le zazou "les cheveux dans le cou entretenus dans un savant désordre, petite moustache et démarche syncopée, un parapluie à la main invariablement fermé".
Je n'ai pas pu trouver d'explication au parapluie des zazous. la seule qui me vienne est un accessoire désuet et inutile qui doit servir à tout sauf à ce pourquoi il a été conçu.
Un accessoire de mode "détourné". dois-je préciser à qui me font penser les accessoires de mode détournés et dois-je vraiment developper mon idée par des exemples ?
certains diront que les zazous étaient juste des passionnés de musique (et de carottes rapées parait-il), et des petits crétins rebelles, provocateurs et cyniques mais pas seulement. leur mouvement était aussi sombre et profond derrière une légereté largement affichée.
Alors, julien aurait-il pu être zazou ?
Je ne sais pas mais je trouve que le mot lui va bien . "zazou-julien" pour un homme vraiment singulier et j'ai trouvé le parallèle interressant.
pour finir ces petits textes
"ils sont zazous" J Hesset et M Martelier
les cheveux tout frisotés
Le col haut de dix huit pieds
Ha, ils sont zazous
l'veston qui traine par terre
ha, ils sont zazous
Ils ont des pantalons d'une coupe inouie
Qui arrive un peu au'd'sous des genoux
Et qu'il pleuve ou qu'il vente, ils ont un parapluie
Des grosses lunettes noires et puis surtout
Ils ont l'air dégoutés
Tous ces petits agités
Ha, ils sont zazous
"Le Zazou" Boris Vian
La cheville entravée, l'épaule retombante
Le cheveu hérissé, l'oeuil bleu, l'air idiot,
Le zazou se redresse, et son crâne grelot,
Flamboie, tempes serrées par la gomme adragante,
Depuis midi, d'une démarche nonchalente,
Laissant trainer ses pieds, et suçant son mégot ...."
et de Boris Vian à Gainsbourg, il n'y a qu'un pas ....
06 avril 2008
Le désir des hommes
Le désir des hommes
Mais qu'est ce qu'un homme peut bien désirer ? Un homme, ça désire des centaines de fois par jour.
Le désir, cela définit bien un "homme" et pourtant c'est un mot qu'ils n'emploient que rarement . Un homme va dire "je te veux, j'ai envie de toi" mais très rarement "je te désire".
Alors, le désir de l'homme serait-il pudique ?
C'est leur point faible et nous les femmes le savons bien. Un simple effleurement du regard, un voile parfumé suivant nos pas, un rire clair à l'autre bout de la salle suffisent souvent .
J'aime le désir des hommes, je le trouve brut et pur. et pourtant mécaniquement ce n'est jamais qu'un instinct de reproduction finalement. Mon père est médecin et je n'ai jamais autant rigolé que ce fameux jour où il a essayé , avec ses mots de "docteur" de me parler, de m'expliquer surtout la sexualité, l'amour, le désir et de comment gérer tout ça.
Pour moi, le désir ne répond à aucun clichés malgré ce qu'on veut nous faire croire. On nous vend du désir en boites de pilulles pour maigrir, en crème pour la peau douce, en parfums envoutants, en fringues délurées et délirantes, en anti-rides et autres élixirs de jeunesse.
Et le lien avec Ju dans tout ça ?
C'est d'abord un prénom, julien. je ne saurais pas définir vraiment ce qu'il me fait mais ça le fait. il évoque des héros de romans, et bizarement beaucoup de douceur, vas savoir pourquoi .
mais en réalité c'est l'innaccessible, l'iréel, l'intouchable, l'irréalisable, l'anonymat et la virtualité (et du coup la sécurité et le risque de cette virtualité) du lien avec Julien qui insuffle du désir.
Ah Julien , si tu savais ce que tu loupes ici !
16 février 2008
HaiJu
c'est de l'art et de l'or
c'est le trip et le corps
c'est tout le corps de l'art
c'est le trip le plus fort
c'est l'envers du décor
c'est l'endroit et l'envol
c'est un vol en bémol
et c'est l'amour de l'art
c'est julien qui décolle
20 novembre 2007
HaiJu
Julien et son slim
Réinvente des rimes
Julien en costard
Guérit du désespoir
Julien et ses colliers
Etonne et prends son pied
Julien et ses bonnets
nous envoute à jamais
Julien dans les oreilles
ma vie n'est plus pareille !!
15 novembre 2007
HaiJu
Charme ambigu,
Désir perçu,
chaleur continue,
fidèle et assidue
A son cou, pendue,
A son corps, éperdue
Le jardin de Julien
Il est un lieu si bien caché que personne n'est amené à y être acceptées
Mais la légende court comme le vent dans les blés
Jamais aucun être n'a pu y pénétrer
Pourtant ce leu reste "habité"
Pourtant son maître est "décalé"
Vraiment son être est partagé
Toujours en mouvements inventés.
Les arbres veillent sur ses racines
les fleurs fragiles et les pensées,
les conifères et les glycines
les roses sombres , les orchidées.
Parfois le calme ou le timide,
rugissent et hurlent sa douleur
Quand on le touche et par malheur
Le maître des lieux s'intimide.
Il est la peur, la joie, l'amour,
le calme, le feu, le troubadour,
Son jardin secret sans retour,
Est sur ma route sans un détour.
Mais je ne voudrais pas y entrer,
Gardes secrets tes moindres rires,
Gardes tes pleurs, tes craintes, tes doutes,
Gardes tout ça, poursuis ta route.
Et tous les oiseaux de cette terre,
pourraient chanter à l'unisson,
Dans ce jardin, ton univers,
le chant des mille et une saisons
Et tous les fruits acides ou purs,
Sucrés, salés ou clairs-obscurs
Jaillissent pour nourrir ton esprit
pour ne jamais tarrir l'envie.
Et dans ce lieu aux milles couleurs,
Innatendu aux milles odeurs,
Milles atmosphères et milles candeurs,
milles friandises et milles saveurs .
12 novembre 2007
Feuilles mortes
c'est le vent qui joue encore avec elles
les faisant vivre une dernière fois
elles tournent sur elles mêmes comme des marionettes folles.
la pluie leur donne le repos, les collent parfois quelques heures
puis le vent les reprend , les fait virevolter
elles se déchirent souvent dans un dernier soupir
pour finir en pagaille dans quelques herbiers
ou bien alors c'est un jardinier
qui sans en avoir honte ramasse et tasse encore
mais comme le fait souvent ce dernier
elle craqueront de plaisir dans un grand feu
elles marquent le passage vers un hiver glacial
c'est un mal nécessaire pour renaitre au printemps
elles laissent au sapin le bonheur d'être Roi (des forêts, c'était facile, je sais)
lui qui a subi la chaleur tout l'été.
magnifiques feuilles mortes.
07 novembre 2007
HaïJu
Fragile insoumission
touchantes imperfections
sinueuses intentions
troublante initiation
fidèles résolutions
profonde évolution
vers ta révolution !
06 novembre 2007
HaiJu
démente exubérance
paroles acerbes mais denses
avance avec prudence
sensuelle et douce sa danse