Créations autour de Julien

Les créations graphiques et littéraires inspirées par Julien

11 juillet 2008




C’est mon tour…
Je m’avance, inconsciente, impatiente, yeux émerveillés, sourire aux lèvres, cœur tambourinant, jambes titubantes.
Je te tends cette photo de toi et moi, celle qui me suit, celle qui me tient tant à cœur, celle qui m’évoque tant de souvenirs et de bonheur. Désormais, c’est entre tes mains qu’elle se retrouve, c’est à ton regard qu’elle s’expose.
"Oui, c’est toi, à Bruxelles, Le café central, c’était cool et bien plus que ça encore, si tu savais… Le recueil, Thierry, de la part du forum Crazy, on espère que ça te fera plaisir."
Une photo peut-être ? Pour immortaliser l’instant, le rendre immuable face au temps défilant et le partager avec les absentes.
Alors, tu poses.
Comme un enfant, yeux interloqués, rieurs et joueurs. Comme le suggère Ouistiti, grand sourire.
Mais voilà, j’ai beau te voir pour la quatrième fois, t’avoir déjà approché, parlé, expliqué pourquoi tout cela (tu) est si important pour moi, j’ai beau avoir déjà croisé ton regard, mis ma joue contre la tienne, je tremble encore de savoir que je suis en face de toi. Les palpitations de mon cœur, ma main incertaine et chancelante prouvent que l’émotion ne s’évanouit pas avec le temps et les rencontres.
J’ai du mal à déclencher la photo.
Tu me demandes si c’est bon. Deux ou trois secondes plus tard, oui, ce sera bon : l’instant sera capté. Deux ou trois secondes de décalage, deux ou trois secondes déterminantes qui feront que je ne retrouverai pas l’expression que tu m’as alors offerte. Sur ma photo, pas de yeux ronds ni de sourire lumineux. Juste ton regard bouleversant, tes lèvres à moitié ouvertes dont je peux imaginer un léger souffle sortir et le naturel de ton expression qui me touche plus que jamais. Tu as remarqué comme les traits de ton visage sont nets et comme le décor derrière toi semble flou? C'est un peu le reflet de ce qui se passe alors dans ma tête: tu es devant moi, je suis près de toi, tu happes mon attention toute entière et ce qu'il y a autour de moi semble ne plus vraiment exister...Mais, je m'égards...
Tu sais à quoi tout cela me fait penser ? A la fragilité du moment vécu, à la vitesse du temps qui défile, à la vie qui peut se jouer en quelques secondes. D’un instant à l’autre, le bonheur peut laisser place au malheur, les sourires peuvent se mouvoir en larmes, l’amour en haine, la vie en mort. Il n’y a qu’un pas, qu’un espace minime entre ces contraires…
Ce jour-là, j’ai eu de la chance car tu m’as sauvé la mise : même si je ne retrouve pas ton expression offerte sur la photo, ce portrait de toi est quand même beau. Je dirais même que c'est un ersatz de qualité du souvenir que tu as voulu m'offrir! Oui mais voilà, on n’a pas toujours un Julien Doré pour faire des occasions ratées des beaux souvenirs. Alors, dis Julien, ça ne te dirait pas de faire irruption dans ma vie à chaque fois qu'un événement manqué a lieu? Ca m'arrangerait.
Je te laisse réfléchir...

Posté par petitepommeverte à 10:42 - Regalad - Commentaires [0] - Permalien [#]


09 février 2008

22 juillet 2007



Je sais que Pierre ou Tigane ou peut être même les deux après tout t’ont parlé. Je sais qu’ils t’ont dit qu’une jeune fille avait fait quelques 200 kilomètres pour venir te voir et qu’elle avait été profondément touchée de ne pas t’avoir parlé quelques minutes auparavant. Je le sais parce que C. me l’a dit et parce qu’il s’agit de moi.
Elle est venue me chercher alors que je patientais dans la file d’attente du concert, la pensée toujours occupée par toi, partagée entre l’euphorie grandissante à l’approche du concert et toujours cette maudite incompréhension. Je la revois m’attraper par les épaules et me dire « J’ai bien vu que tu étais triste de ne pas avoir vu Julien tout à l’heure alors  j’ai demandé à pierre et tigane de lui dire de venir avant le concert. Viens, on y va ». Je me revois me laisser entraîner et guider jusqu’aux barrières qui se situent derrière la scène.  Je ne sais pas trop comment ça se fait mais je sais que je t’attends et que toi, pendant ce temps-là, tu joues quelques  mélodies à la guitare, au fond, là bas. Ta venue n'est pas certaine, j'en doute mais j'espère.
Et puis voilà que tu t’avances vers nous, vers eux, vers moi et je n’ose pas le croire. C’est drôle, tu ressembles à un petit bonhomme. Tu te prêtes au jeu de la notoriété. Tes doigts se posent sur des dizaines de stylos, ton tee-shirt est  frôlé, touché, peut être même agrippé certaines fois pour les besoins d’un souvenir immortalisé. Mais, moi aussi, j’aurai le droit à ta signature et à mes deux secondes de proximité avec toi,  ta main dans mon dos, la mienne dans le tien et tout le tralala. Et puis comme quelques minutes auparavant  tu ne m’avais pas permis de le faire, je te remercie pour tout. Je te répète « merci julien » plusieurs fois parce que ce sont les seuls mots qui me viennent à l’esprit. De toi, je n’aurai le droit à aucune parole, aucune attention particulière, pas même un regard. Tu ne sais alors pas que c’est moi qui ai fait tous ces kilomètres pour te voir, que c’est moi qui ai eu le cœur serré à ton arrivée. Tu ne le sais pas…Tu ne sais pas non plus que je suis là non pas parce que tu as été élu l’homme le plus sexy de l’année par Elle mais bien parce que j’aime ce que tu proposes en tant qu’artiste et que je veux voir qui tu es sur scène. Je ne suis pas une touriste qui profite d’une virée au bord de la mer pour aller à un concert de la Nouvelle Star mais je suis une de ces personnes qui sont fascinées par ton talent et par ton aura, une de celles qui aiment profondément et sincèrement ce que tu fais.
Après la mienne, tu réponds à des dizaines d’autres demandes. Et moi, je t’observe, je ne te quitte pas des yeux, je veux profiter de ta présence un maximum et pourtant, tu sembles si froid, si distant, tu as l’air d’être là comme un automate, un peu absent, pas vraiment présent. Aux antipodes de ton implication sur scène… A vrai dire, je ne crois pas que tu te sentes à l’aise devant tous ces gens. Dis, est-ce que si pierre et tigane ne t’avaient pas parlé, tu serais  venu ? Peut être, peut être pas… Parce que maintenant, 6mois après, une once de culpabilité vient envahir mon esprit. Peut être que tu voulais éviter tout cela en fin de compte, tout ce jeu de la célébrité, toutes ces ‘amitiés’ griffonnées sur un morceau de papier, pas vraiment sincères, peut être que cela te faisait peur, te déplaisait, te dépassait, comme si tout cela était au-dessus de toi. Et lorsque tu as feint de te cacher derrière le bus en venant vers nous, n’était-ce pas en réalité ce que tu voulais vraiment faire : partir loin de tout cela, éviter cette séance d’autographe, retourner jouer de la guitare tranquillement...
Evidemment, avoir pu t’approcher et te remercier, tout cela m’a rendu heureuse, ce sont des instants que je garde bien précieusement en mémoire et que je prends plaisir à me remémorer.
Evidemment, un mois plus tard, grâce à cette photo, tu m’accorderas un sourire, une phrase et un regard, tout cela en même temps.
Mais tu sais, je ne suis pas une amatrice d’autographes, je ne collectionne pas les photos avec des célébrités, si je suis venue là c’est bien pour te voir en tant qu’artiste, pour confirmer l’idée que je me faisais toi et pour prendre ton talent en pleine figure…Il y a eu peu d’échange ce soir-là et une humanité très relative en cet instant. Mais, au fond, je pense te comprendre…


Posté par lorelei azur à 23:54 - Regalad - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 février 2008



Il est 18h et quelques… Ca fait bien une heure ou deux que je patiente, 60 ou 120 minutes que je t’attends près de cette barrière blanche, derrière la scène qui t’accueillera un peu plus tard. Oui, je sais, c’est très caricaturale comme situation « La fan qui attend son idole », pour certains, c’est même risible, mais maintenant que je suis là, je ne vais pas repartir, et puis oui, je l’avoue, t’adresser un mot ou deux ne me déplairait pas ou plutôt j’en meurs d’envie, d’effervescence et de peur…Déjà, des rencontres de faites, on me dit qu’il t’arrive de ne pas répondre aux appels de tes fans, que d’ignorance tu uses parfois envers elles mais moi je ne veux pas croire tous ces propos sur toi, alors je les contredis en clamant la gentillesse et la bonté qui se dégagent de toi. Avec un soleil comme celui de ce 22juillet, tu ne peux qu’être de bonne humeur en plus. Il n’y a que trois personnes pour toi, tu ne peux que t’arrêter. Alors je me prépare à t’avoir près de moi, essaie de trouver les phrases que je pourrais t’adresser pour ne pas paraître ridicule, sors mon appareil photo et une photo de toi, que veux-tu, ça me rassure…A chaque bruit de voiture, je frémis, je sens mon cœur s’emballer.

Celle dans laquelle tu te trouves finit par arriver. Il paraît que Julie et Tigane te précèdent et en descendent. Je suis désolée, je ne les vois pas. Mais après tout, ce n’est pas de ma faute si je suis là pour toi et pas pour eux, si mon regard est happé dès que je sais ta présence. Je te vois donc au fond de cette camionnette bariolée NRJ Party Tour. J’aperçois ta silhouette et tente de te deviner. Tu descends, tête baissée. Clic-clac, je veux immortaliser cet instant, je veux pouvoir revoir ma première vision de toi sans un écran qui me sépare de toi encore et encore…Clic-clac, te voilà dans mon appareil photo et surtout devant moi. J’ai le sourire, l’émotion de l’instant qui fait palpiter mon cœur comme jamais. Je ne comprends pas trop ce qui m’arrive, ce que je fais là, pourquoi tu es soudain en face de moi alors qu’hier je n’étais même pas sûre de venir te voir. Je me sens désorientée, les jambes fixées au sol, absorbée par ton image. C’est fort et déconcertant tout ce que je ressens alors, un peu comme toi en fait. Parce que c’est assurément déroutant de constater ton indifférence du moment. Mais que peut-il bien se passer dans ta tête ? Maudis-tu ces personnes qui sont là pour toi, qui t’ont attendu? As-tu envie de nous demander de te laisser tranquille ? Où est cet air tendre et délicat que l’ont te connaît, ce sourire qui illumine encore un peu plus ton visage ? Je t’appelle doucement, délicatement, je ne veux pas te déranger juste te remercier, te dire à quel point j’aime ce que tu fais, ça ne prendra que 2minutes, je t’assure… mais c’est comme si tu ne m’entends pas, comme si les Julien que je prononce sont inaudibles à tes oreilles. Je me sens impuissante. Tu acceptes d’être pris en photo par les deux autres personnes qui étaient là avec moi à t’attendre. Je cherche ton regard, fais tout pour croiser tes yeux mais c’est comme si un voile opaque les couvrent car tu passes ton chemin et me laisses dans la plus grande des incompréhensions. Je t’en veux bien sûr. Je suis perdue entre l’image que tu viens de me donner et celle que je t’accorde. Que dois-je penser ? Où se situe la vérité, la tienne, Julien ? Hautain comme on me l’avait décrit quelques minutes auparavant ? Respectueux et gentil comme je le pensais ? Excuse-moi, c’est encore trop tôt, trop confus dans ma tête pour me dire qu’en fait, je mélange tout, qu’en réalité, tu es comme moi, comme lui, comme elle, que tu es un être humain avant tout, que tes jours ne sont pas toujours roses, que les faux sourires font partie des choses les plus difficiles à faire dans cette vie pour toi aussi, que la gentillesse ne repose pas sur un autographe ou une photo prise à la volée, que l’ignorance dont tu viens de faire preuve à mon égard ne te ressemble pas et que je ne me suis pas trompée sur toi, trop tôt pour comprendre qu’il faut être indulgent avec toi, comme avec n’importe qui d’autre, que tu ne mérites pas ma déception, que peut-être toute cette froideur n’est que l’expression de ta timidité ou juste celle d’un mal être pour une raison X, Y ou L, comme tu préfères, qui ne me regarde pas… C’est trop tôt, dans deux ou trois jours, si tu veux, mais là non…Excuse-moi.

Les sons de tes répétitions sur Lolita finissent par m’achever et par ôter toute résistance à l’émotion que je contenais jusqu’alors…C’est les yeux rougis que je t’écoute et dans une admiration des plus sincères parce que, même si tu ne m’as pas donné la chance de te le dire cette fois, j'aime ce que tu fais...

Posté par petitepommeverte à 14:04 - Regalad - Commentaires [0] - Permalien [#]
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