Créations autour de Julien

Les créations graphiques et littéraires inspirées par Julien

01 novembre 2007

Hamac (fanfic, inachevée)

3 août - Je débarque chez ma sœur et mon beau-frère en vacances dans le Sud. On leur a prêté une superbe villa perchée sur une petite falaise surplombant la mer. Clara, ma sœur donc, ainsi que sa troupe m’accueille gentiment.
- Tiens au fait, tu vas avoir de la compagnie, tu te rappelles de Sam l’ami d’enfance de Nico ? Son petit frère est venu nous voir, il est là depuis deux jours. Tu verras il est sympa, tu pourras lui faire visiter le coin, tu connais bien.
Je grimace. « Petit frère… ? Il a quel âge ? »
Elle glousse « 25 ans banane, et tu verras tu ne vas pas grimacer longtemps à mon avis… »
Son regard se dirige vers le bout du jardin.
- Tiens, quand on parle du loup...

Et quel loup… Je tourne la tête, et là, sur le petit chemin tracé dans le sable venant directement de la plage, il apparaît. En short un peu trop long trempé, des petites bouclettes blondes dansent sur son front. Des tatouages sur ses bras, sa clavicule, je suis trop loin pour lire, vite approche-toi que je te lises…
Alors que je suis encore en état de béatitude il s’approche et me regarde intrigué, oh mon dieu ses yeux, il me transperce et je me noie dans ses yeux couleur océan. Aaaaaah on se réveille ma grande, déconnecte ton cerveau de sa partie nunucheland et oublie les romans Harlequin très vite.
- Maryne je te présente Julien, Julien ma petite sœur…
Il me sourit et me chuchote presque « Bonjour… »
Je n’aurais jamais cru que ce simple mot me ferai un jour tant d’effet. Je regarde ses tatouages, Dig up Elvis, Marcel Duchamp, The Jean d’Ormessons, une grande croix. Je me demande s’il en a d’autres cachés sur ce beau corps. Les gouttes roulent doucement dessus, et moi j’ai sûrement de la bave qui me coule du menton.
Clara m’arrache à ma contemplation. Je sens mes joues chauffer, oh non je suis sûrement écarlate. J’arrive à balbutier :
- Bon…bonjour.
- Maryyyyne !!!!!!
Ouf ! ce sont mes neveux qui arrivent en me sautant dessus, ils arrivent à temps.
« Tu devrais t’installer, me dit ma sœur, toutes tes valises sont restées dehors. Je vais donner le bain aux enfants. Julien, tu veux bien lui donner un coup de main ? »
Comme je l’aime ma sœur, je devrais lui dire plus souvent.
Il se penche pour ramasser mes valises, tiens un autre tatouage dans le dos, « artiste », il serait pas un peu mégalo lui ? Ou simplement décalé. Le mouvement de ses omoplates en soulevant mes sacs, c’est juste…
- Tu comptes m’admirer longtemps ou tu vas m’aider un peu ?
Je pousse un grognement et j’attrape mes valises. Je le vois sourire en coin et ne peux m’empêcher d’en faire autant.
Arrivés dans la maison, mes yeux se réhabituent doucement à la pénombre. Il avance dans le couloir et me désigne une porte : « Ca c’est ma chambre et juste à droite la tienne. T’as vu on n’est pas loin, enfin moi j’dis ça, j’dis rien… ». J’éclate de rire, il me sourit à pleines dents et ricane.
Arrivé dans la chambre il pose tout par terre et se laisse tomber à plat ventre sur mon lit. Je n’ai qu’une envie c’est de m’étaler à côté de lui mais je n’ose pas. Je revois son tatoo dans le dos.
- Tu es artiste de quoi ? lui dis-je moqueuse.
Il se retourne, se met sur le côté, planté sur son coude, il regarde dans le vague en direction de la fenêtre. Mon dieu qu’il est beau. Enfin il tourne ses beaux yeux vers moi : « Je dessine un peu et je suis musicien, je chante aussi. »
Comme s’il ne me faisait pas assez craquer comme ça avec son allure « je me fous de tout » mais tellement sexy et mystérieux, c’est en plus un musicien qui chante ! J’adore les artistes.
Je joue l’indifférente en essayant de cacher mon intérêt.
- Ah oui ? tu me feras écouter à l’occasion ? »
Il fronce les sourcils et saute du lit pour se diriger vers la porte, merde j’espère que je ne l’ai pas vexé. Mais je n’ai pas le temps de me faire des films bien longtemps, il est là planté dans l’embrasure de la porte, un petit ukulélé dans les mains. Je souris en voyant l’instrument.
Il baisse la tête. « Si tu te moques je sors » dit-il en souriant.
« Mais nannnn, allez joue » dis-je en éclatant de rire.
Et là il s’assoit sur mon lit et attaque ‘Excellent’. J’adore le son de son instrument qui me transporte illico à Hawaï. Il commence à chanter, j’arrête de respirer, je suis subjuguée, sa voix est magnifique et me donne des frissons. J’ai envie de pleurer et de rire à la fois, c’est très étrange. Il a terminé et attend apparemment mes impressions.
- Julien, c’était… magnifique, quelle voix ! Je n’ai jamais entendu ça, qu’est-ce que tu attends pour sortir un album ? faire la Star ac’ ? la Nouvelle star ?
Il rigole.
- J’y pense mais tu sais ce n’est pas moi tout ça. J’ai deux groupes aussi à Nîmes…
Je suis subjuguée par le personnage. En une heure il a réussi à me surprendre, à me charmer, à me faire rire.
Le reste de la journée j’essaye malgré moi de prendre mes distances, même s’il m’attire comme un a(i)mant. J’ai toujours envie d’être la plus proche de lui, mais tout ça me fait peur, moi, m’attacher si vite à quelqu’un, c’est impossible.
A table je suis placée en face de lui, une partie de moi jubile, l’autre aurait préféré se retrouver à l’autre bout. Dès que je croise son regard mon cœur s’affole. Mon pied frôle sa jambe, je dis tout de suite pardon, mon inconscient s’occupe de mes mouvements maintenant ?
J’ai rêvé ou il a tressailli ?
J’écourte la soirée prétextant la fatigue du voyage. Mais une fois au lit je ne peux pas m’endormir et me retourne sans arrêt, il occupe toutes mes pensées. Je n’y tiens plus et me lève boire un verre d’eau. Sa porte de chambre est ouverte. J’hésite, je m’avance, je veux voir s’il dort, il doit être tellement adorable endormi. Je ne vois pas dans l’obscurité de la nuit, je me penche, je n’ose pas avancer un pied dans la chambre. Une main se pose sur mon épaule, je sursaute. « Tu me cherchais ? » dit-il en chuchotant.
Quelle idiote, de quoi dois-je avoir l’air là en nuisette devant lui ? Ma respiration est accélérée par la peur d’avoir été surprise. « Euh en fait je n’arrivais pas à dormir donc je me levais pour boire et comme j’ai vu ta porte ouverte, j’ai regardé voir si tu étais réveillé… » dis-je d’une traite. Il rit en silence.
- Ok ben tu vois moi non plus je ne pouvais pas dormir.
Je sens son regard me transpercer, et je réalise seulement maintenant qu’il est juste en boxer là devant moi. Mon coeur bat encore plus fort et je me tiens au chambranle de la porte. Je me sens vaciller, il le remarque.
- Ca va ? dit-il en me tenant doucement le bras. J’ai l’impression d’être marquée au fer rouge tellement ce contact m’électrise.
- Oui oui, ne t’inquiète pas.
Je vois à regret sa main s’écarter, je suis sûre que si je regarde de plus près ma peau aura rosi de plaisir à ce contact.
- Je vais me coucher, bonne nuit
Et je file dans ma chambre sans demander mon reste le cœur encore fou.

Le lendemain je me demande si je n’ai pas rêvé tout ça. En le levant je vois sa porte ouverte. Mais cette fois-ci je ne me risquerai pas à rester bêtement devant à regarder, je passe rapidement et je vois ses draps défaits, il est déjà debout. Personne dans la maison, ils doivent être tous partis au marché. Tant mieux, il a bien le temps de découvrir ma tête au réveil.
A 13h tout le monde est de retour, nous mangeons, ensuite c’est un peu l’heure de la sieste pour tout le monde. Je me prélasse sur un transat devant la piscine, Julien a choisi le grand hamac étiré entre 2 arbres, les autres sont à l’intérieur.
La chaleur est écrasante cet après-midi, il doit faire dans les 34°. Le soleil vous mord la peau et le souffle du vent est brûlant. Je l’observe planquée derrière mes lunettes de soleil. Il dort sur le dos la tête tournée de mon côté. Il est moite, la sueur a collé des petits cheveux sur ses tempes, il a un sommeil agité. Ma sœur sort et demande qui veut aller à la plage. Nous acquiesçons tous les deux, engourdis par la chaleur. Je me redresse sur la chaise longue sans me lever tout de suite, il m’observe. Je suis gênée donc je me lève et m’avance vers lui.
- Alors tu as bien dormi dans ton hamac ?
Il se recale dedans et me dis : « oui, tu veux tester ? »
Je m’empresse de dire oui pensant qu’il va me laisser la place mais nan il ne bouge pas et attend.
« C’est un deux places, n’aie pas peur » dit-il moqueur.
- Bon si t’insistes.
Je regrette ces paroles aussitôt. Comment je vais faire pour monter là-dedans sans tomber et perdre ma dignité et sans être collée à lui ? Mmm j’en sens déjà des gouttelettes perler dans mon dos. Je lève ma jambe, m’agrippe à son épaule tant qu’à faire et grimpe. Et là le hamac se balance dangereusement et je m’étale sur lui de tout mon long. Je suis donc allongée sur lui, nous nous regardons et éclatons de rire. Des frissons me remontent le long du dos de le sentir comme ça contre moi. Il reprend son sérieux et je le vois scruter mon visage, il s’arrête sur mes yeux, nos souffles se mélangent. Des rires viennent interrompre cet instant magique, les autres débarquent pour partir à la plage. Je me redresse d’un coup et je descend tant bien que mal de notre nid interdit. Je vois ma sœur se retenir de rire tout en marchant, je ne sais plus où me mettre. Julien semble être dans le même état.
Nous arrivons tous à la plage, il aide les enfants à faire des châteaux de sable, je le trouve adorable. Je n’ose pas le regarder trop longtemps vus les évènements récents.

Posté par petitepommeverte à 14:57 - Siamh - Commentaires [0] - Permalien [#]


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