10 septembre 2009
Pesanteur…
Pesanteur…
Tu m’as l’air en l’air…
Et si la gravité cessait son effet quelques secondes, quelques minutes, quelques instants…
Et si le temps cessait de s’écouler pour une fois et me laissait tranquille, loin de lui et de mes peurs.
Tu m’as l’air de t’y plaire… en l’air
Si j’étais l’air, j’aimerais te savoir près de moi. Si j’étais l’air je t’envelopperai au moins aussi bien que ce halot violet. Tout en douceur je t’étreindrais, te connaîtrais par cœur. Je saurais m’y prendre et te porterais comme ici à bout de bras et sans trembler. Je profiterais de chacun de tes coups de cymbales pour m’éparpiller et jouer à me perdre dans tes boucles blondes. Je me glisserais partout et attendrai avec délice un nouveau séisme. Je te protégerais de tout mon « être ».
« Fais moi le plaisir de revenir dans mes bras joli danseur» va implorer l’air dans quelques secondes. Ne l’entends tu pas ?
Si j’étais l’air je serais fière d’être immortalisée par cette photo. Le temps suspendu et ton corps si gracieux qui semble voler laissent un goût d’éternité. Si j’étais l’air j’oserais croire que cette photo toucherait au cœur au moins une personne et, pourquoi pas, lui apporterait une sensation de force et de douceur mêlés. J’oserais croire que cette photo peut apaiser, éteindre certaines flammes, calmer certaines frayeurs, réveiller certaines ardeurs. Force et Douceur. Apesanteur.
En plus si j’étais l’air je saurais ce que tu sens mais je ne pourrais m’en vanter. Alors je laisserais le vent distiller ce secret pour moi…
11 janvier 2009
Bâtard !
Bâtard !
Je suis sûre que tu es fier de ton coup, là, caché derrière ce volumineux fauteuil en cuir.
Tu les as tous eu. Tes amours. Toutes. Dans la poche.
C’est trop facile. En un déhanché, une palpation, un pas dansé, tu nous consumes.
Te rends tu compte ?
Là, ta jambe encore en suspension, ton corps vrillé, ton esprit tortueux, tu dois te délecter (ou souffrir le martyr. Bah oui c’est bien beau de faire le malin sur ton cheval à bascule, mais avais tu pensé à la réception ?)
N’empêche que je suis certaine que, là, tu savoures.
Tout le public, qui t’acclame. Là tu ne les vois plus. Peut être as-tu même les yeux fermés ? Peut être profites tu justement de ce moment là, à l’abris des regards pour te rouler quelques secondes dans tout cet amour. Pute luxure.
Et ce fil de micro qui surgit de ta partie du monde. Le lien sonore est encore là. Le micro. L’as-tu encore en bouche ? On ne t’a jamais dit qu’il ne fallait pas courir avec quelque chose dans la bouche. Encore moins basculer avec un micro entre les dents. Les as-tu toutes gardées depuis ?
Je suis sûre que oui. Même si t’as eu mal, je suis sûre que tu t’y attendais. Tu le voulais. Il faut savoir souffrir pour jouir. Non ? Ou voyons les choses dans l’autre sens : peut on jouir sans jamais avoir souffert ?
Mal du cœur. Cœur en flamme. Feu au corps. Corps et âme.
Julien, derrière ce fauteuil, je me serais bien glissée tout contre toi. Pendant les quelques secondes d’obscurité avant la chanson suivante. Ton corps à terre, toi sonné. Tu ne m’aurais pas vu arriver. Je me serai approchée.
J’aurai retiré le micro de ta bouche, en douceur mais prestement puis posé ma main sur ta bouche. Bâillonné. Muselé. Ton regard m’aurait transpercé. Et, amusée, je t’aurai « traitée » :
« Allumeuse ! »
et je me serai volatilisée. Auto combustionnée.
Mais comme tu le sais, tout ceci n’est pas arrivé !
Alors continue ton petit jeu tant que tu veux…je t’aime bâtard.
21 juillet 2008
Une bouche…oui se dire qu’il ne s’agit là que d’une bouche. Un joli zoom certes mais une bouche.
Comme celle ci...
euh..non…un peu plus ouverte et un peu de poils s’il vous plait !
Comme celle là alors…
…euh non pas tout à fait non plus…plus blonds les poils déjà !
... euh nooon ! on avait dit ouverte et plus de poils !!!
oullaaa ! Hé hoo ya ouverte et ouverte ! On s’éloigne là !
Moi je veux du poils, un bouc-moustache et de jolies lèvres légèrement entrouvertes…
Presque ! Très jolies…
Revenons à celles qui nous intéressent…cette douce chair qu’on imagine mainte fois mordillée, humectée, léchouillée, gercée…embrassée. Comme toutes les lèvres du monde me direz vous…
Et vous aurez raison mais…mais il y a un mais…
Lorsque je regarde cette photo je suis comme aspirée…oui je vous l’avoue j’ai envie de les embrasser et de les mordiller à mon tour…
Me frotter et me piquer à la toison environnante. Epouser à la fois nez et barbe au nez et à la barbe d’une certaine LB. Parce que oui elle a de la barbe…enfin ça m’arrange pour ce bon mot pas si bon…
Donc inévitablement, les premières secondes, je suis dépassée par cette envie irrépressible de poser ma bouche tout contre la sienne et de profiter de ce semblant d’ouverture…
Cette bouche n’appelle-t-elle pas au baiser ? Lèvres contre lèvres…
Puis ensuite après quelques secondes…quand les pulsions se calment…une nouvelle idée m’effleure…fermer les yeux et partir à la découverte de ce visage avec mes mains…Tout en douceur…Profiter de ses courbes, ses poils, ses cheveux….élargir le champ de vision qui me semble tout d’un coup étriqué…
Dans le noir, bousculer ces bandes noires qui, sans nous demander notre avis, posent les limites de ce qui nous est offert.
Une fois dans l’obscurité…palper tout doucement ce visage et découvrir les sensations associées…Puis, une fois les lèvres découvertes, me jouer d’elles quelques secondes avec mon index droit…les dessiner, les contourner…
Puis quitter cette bouche et explorer les joues en prenant bien soin de rencontrer les poils en route…Sourire quelques secondes sous la chatouille provoquée et inattendue puisque je m’applique à garder mes yeux fermés.
Puis les cheveux…Verifier qu’il s’agit bel et bien d’une chevelure et non d’une perruque…
Quitter les caresses pour un mouvement un peu plus brutal.
Tic. Lui voler un cheveux…
Et là deux possibilités…
1 : Soit réveil brutal : il me décoche une gifle parce qu’il commence à en avoir marre de la cruche qui lui papouille le visage depuis une demi heure, l’air béat et qui, comble du comble, viens de lui arracher un cheveu
2 : Soit décharge électrique : un doigt vient de se poser sur mes lèvres…
Surtout ne pas ouvrir les yeux ! On ne sait jamais il pourrait s’agir d’un rêve…
08 juin 2008
Il était une fois Moi. Il était une fois Julien. Il était une fois Vous.
MOI
Bancale
Commençons par Moi (Je sais ce n’est pas poli mais entorsons ces foutues règles de bienséance )
Moi. Donc. Effacée. Timide. Distante. Pragmatique. Sérieuse. Ennuyeuse ? Prude ?
Ou parfois. Folle. Excitée. (Très) bavarde. Désinhibée. Maladroite. Exubérante.
La première partie de moi prend souvent le pas sur la seconde. Par facilité sûrement. Que c’est facile de se faire oublier, se laisser guider.
Comme une Enfant. Comme un robot aussi parfois.
Se laisser porter par ses obligations, le faire parce qu’il le faut. Pour les notes, pour l’avenir, pour faire plaisir.
Et puis, des fois ça coince, craque, explose, disjoncte, s’emballe. Et tout part en vrille.
Moi ne dort plus…parce qu’elle a trop peur de grandir, d’avancer, de se réveiller dans un monde changé.
Et oui, Moi quitte la maison l’an prochain. Folle envie. Enfin. Vivre sa vie. S’émanciper. Mais. Craintes. Peur de la solitude. Mot que je déteste de tout mon corps !
Bref, Moi est en ébullition. Une bouteille de Soda bien remuée avec le bouchon légèrement dévissée…psssschhht…suspens.
JULIEN
Réveilleur de Sens
Assez parlé de Moi. Pourquoi je vous ai dit tout ça et bien justement parce que Julien me permet de me sentir vivre et que j’adore sa personnalité si éloignée de moi. Sa culture si loin de ce que je sais.
Lui diplômé des Beaux Arts. Moi bientôt licenciée en Sciences.
Lui imprévisible, Moi souvent si (trop) prévisible.
Lui si créatif, Moi qui découvre ce plaisir.
Lui avide de tout, Moi gourmande de tout ce qui vient de lui.
Ça fait plus d’un an que je l’ai découvert et que je le suis. D’abord à la télé pendant la Nouvelle Star que je ne pouvais d’abord que regarder sur Internet. Puis j’ai squatté l’appart’ d’une amie et instauré un rituel « Soirée Nouvelle Star ».
Moi était définitivement conquise par Lui. Mais pas les autres membres de ces soirées, qui piaillaient pendant ces chansons.
« CHUUUUUT » aurait voulu crié ma deuxième partie de Moi, mais niet.
Alors, viiiite, en rentrant, je dévorais les vidéos à nouveau. Putain qu’est ce que ça faisait du bien. Alors je voulais en parler à tout mon petit monde. Qui s’en foutait bien.
Douloureux. Oui c’est con mais douloureux quand même. Ça me fait extrêmement mal quand les gens que j’aime critique gratuitement Julien , le sourire aux lèvres.
« Ba quoi Pauline ? ça te fait pas rire ? »
Egoïste j’adorerais les convertir, pouvoir parler des heures de lui à quelqu’un qui comprendrait ! Qui accepterait l’idée que pour moi c’est bien plus qu’un chanteur. Que NON il ne ressemble pas à ce que Cauet veut faire croire. Que OUI il a des choses à dire. Du talent. Qu’il est intéressant et pas que musicalement. OUI grâce à lui j’ai pris goût à l’écriture, que OUI grâce à lui j’ai découvert des peintures, des artistes…
NON je ne l’idolâtre pas, OUI je le respecte énormément. C’est très différent. Je ne veux pas me l’accaparer, le parodier, le pomper…NON ! Je veux juste profiter de tout ce qu’il a à donner, et en faire quelque chose rien qu’à moi !
VOUS
Metteuses en scène
Et Vous alors me direz vous ? Et bien vous ce n’est pas si loin de Lui. Et puis sur ce forum je peux me laisser aller, divaguer, tout lâcher et parler de Lui à des gens censées et délurées. Et oui l’un n’empêche pas l’autre. Ce n’est pas parce que l’on raclure sur son physique, que l’on n’aime pas encore plus passionnément son talent !
J’aime penser qu’un jour je vous rencontrerais.
Et avec vos horizons différents vous me permettez d’ouvrir le mien ! Et oui, grâce à vous j’ai découvert des artistes, des tableaux, vos vers…j’ai eu envie de me plonger dans un livre d’histoire de l’art, de visiter un expo d’art contemporain ! Je n’ai pas toujours aimé, accroché, compris mais j’ai découvert et putain que c’est bon. Dans mon environnement proche pas d’artistes, pas de musiciens, pas de créateurs de choses…et tout me paraît creux. Je me dis que j’aurais mieux fait de filer en fac d’art ou de psycho plutôt qu’en fac de sciences. Qu’ils sont creux ces foutus théorèmes et pauvres de sens…qu’est ce que je m’en fous de savoir que deux groupes sont isomorphes si ET SEULEMENT SI (attention c’est important et bien chi*nt à démonter) il existe un isomorphisme qui va de l’un dans l’autre !
Maintenant la fac s’est fini et j’espère l’iufm l’année prochaine.
La vie avance et pour une fois je la devance et cours (tout en prenant le temps de regarder et d’effeuiller mes coquelicots adorés)
Oui Julien ou encore toi la crazy qui m’a lue, sache que vous être en train de faire grandir une jeune femme qui se le refusait jusqu’à maintenant. Que vous dévissez peu à peu le bouchon et que finalement :
« MERDE QUE C’EST BON D’ÊTRE EN EBULLITION »
08 novembre 2007
Que crois tu?
De tes tatouages Jean et Marcel sont devenus les symboles
Mais il me semble qu’il y a maldonne.
Un carrefour sombre et épais habille ton épaule dénudée.
Et moi je dis qu’il ne faut pas l’oublier.
Ta peau si blanche traversée par ces profonds sillons
Suscite en moi passions et questions.
Certes cette marque contraste avec ces fines calligraphies
Mais pourquoi, pour autant, l’enfermer dans l’oubli ?
Car moi, vois tu, cette croix m’interpelle
Bien plus encore qu’un Pierre, Matthieu ou Guillaume.
Au début disgracieuse elle fut vite ensorceleuse.
Lorsque tu le décides et que tu l’exhibes
Mes yeux, présomptueux, se posent sur ces deux traits
Et je me demande d’un air distrait
Ce qui t’est passé par la tête quand tu te l’ais tatouée.
Est-elle pour toi un symbole religieux ?
Elle est pour moi définitivement envoûteuse.
Est-elle pour toi une façon de cacher un tatoo honteux ?
Moi, curieuse, j’imagine quelle inscription est en prison.
Est-elle pour toi un moyen de dissimuler cette épaule ?
Moi, elle ne me donne qu’une envie : celle de soulever ce voile.
Alors imaginais-tu seulement en t’imprimant cette bannière sur l’épaule
Que tant de gens se pencheraient sur ce mystère ?
Peut-être est-ce justement la raison de ce blason.
Celle de travailler notre imagination…
02 novembre 2007
(En)vole moi
Tes lèvres, ta bouche, m’enlèvent et me touchent.
Ton souffle, tes fièvres m’étouffent et m’apaisent.
Te voilà sur mon écran et me voilà pendue à ta machine à rêves.
Comment nommer ta bouche autrement ?
Elle à qui je dois tant de voyages, elle qui me berce, m’éveille, me vrille, m’émoustille.
Elle qui m’attire et joue avec mes nerfs et mon cœur.
Tendres caresses et brusques coups de corps.
Suspendue telle une plume emportée par le vent, qui vole, s’envole, frivole et décolle.
Pourtant je vous assure, et point de mauvaise foi dans ma voix, rien de sexuel dans mes pensées.
Ce ne serait pas déplacé, non ! Juste insensé.
Tout simplement car quand je le vois, ton instrument à voix, je ne peux plus penser.
Je suis condamnée à t’écouter et à perdre pied. Pied à terre. Terre de feu.
Je brûle le désir face à toi et perds mes plumes.
Ange aux lèvres de feu te voilà responsable bien malgré toi de ma perte de moi











